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GRANDROC Site du ROCML : http://www.ROCML.0rg.fr (ATTENTION : le O DE ORG EST LE CHIFFRE 0 MIS A JOUR le 27 SEPTEMBRE 2011 DECLARATION DU ROCML APRES LA MORT DE MOUAMMAR KADHAFI Mouammar Kadhafi est mort le 20 octobre 2011, blessé
au cours d’une attaque aérienne de l’OTAN, lynché et achevé après sa
capture par les mercenaires du CNT. Ce dénouement est un succès pour l’impérialisme, ce
n’est pas une bonne nouvelle pour les peuples. Même s’il ne soutenait pas
la nature et les formes de l’Etat de la Jamahiriya, le ROCML déplore cette
issue et condamne l’écoeurante jubilation politico-médiatique qui
l’accompagne. 1 Cette fin marque l’échec de la résistance acharnée
des forces armées libyennes pourtant bien organisées, entraînées et
soutenues par une partie importante de la population. Face à
l’intervention prolongée et méthodique des forces armées de l’OTAN
supérieures en moyens militaires (en particulier la maîtrise totale de
l’espace aérien) avec l’ordre de tout détruire pour ouvrir la voie aux
attaques terrestres de leurs mercenaires locaux, le combat était inégal.
Les puissances impérialistes occidentales, et la France notamment, avaient
décidé d’éliminer Kadhafi. La guerre a accompli cette volonté, au prix de
la destruction matérielle de tout un pays et de dizaines de milliers de
victimes civiles que l’intervention de l’OTAN était cyniquement censée
protéger. La suite montrera quel type de pouvoir politique
fantoche sortira des rivalités au sein du CNT et comment les richesses de
la Libye seront partagées entre les puissances impérialistes et
l’aristocratie rentière locale. Une résistance armée prolongée des forces fidèles à
Kadhafi pourrait compliquer l’installation et la consolidation rapide du
nouvel ordre colonial. 2 La décision des puissances impérialistes occidentales
d’en finir (y compris par une
guerre de destruction massive) avec le pouvoir de Mouammar Kadhafi, montre
le caractère vital pour elles du contrôler de manière absolue leurs zones
de domination politique et de pillage des richesses naturelles. Jouant sur leurs contradictions, Kadhafi entretenait
avec les puissances impérialistes des relations instables, aléatoires,
parfois imprévisibles et paradoxales. En échange d’une levée de l’embargo,
il avait rouvert les vannes du pétrole libyen aux compagnies occidentales
Il était reçu en grande pompe il n’y a pas si longtemps, à Paris, par
celui-là même qui a co-ordonné son assassinat. En jeu, la recherche de
juteux contrats commerciaux, d’armements, de BTP, de communications, de
services…et d’exploitation des ressources pétrolières. Comme ce fut le cas pour Laurent Gbagbo en Côte
d’Ivoire, la faute de Kadhafi fut de ne pas toujours tenir ses promesses,
de ne pas fermer la route à la pénétration des nouveaux impérialismes
concurrents (la Chine et la Russie notamment), et d’encourager les autres
pays d’Afrique à résister aux pressions accrues des vieilles puissances
coloniales. Après l’Irak, l’Afghanistan, la Yougoslavie, la Côte
d’Ivoire, la guerre contre la Libye montre que les pays impérialistes
occidentaux sont prêts à tout pour barrer la route à leurs rivaux et qu’il
est désormais interdit aux pays dominés de prendre des libertés vis-à-vis
de leurs maîtres actuels. La crise économique mondiale de surproduction aiguise
les rivalités entre puissances impérialistes anciennes et nouvelles et en
même temps entre les puissances impérialistes et les peuples dominés qui
veulent s’émanciper de leur tutelle. De nouvelles guerres de domination ou
de reconquête coloniale vont éclater. Les médias aux ordres des monopoles
capitalistes y préparent quotidiennement l’opinion. Ex puissance coloniale ayant réussi à maintenir sa
domination sur ses anciennes colonies, la France est particulièrement en
pointe dans les actes de guerre destinées à maintenir ou à imposer des
pouvoirs fantoches. La responsabilité des communistes en France n’en est
que plus grande. 3 Le ROCML constate qu’aucun mouvement ne s’est dressé
en France contre l’intervention de l’armée impérialiste française contre
la Libye. Deux cents mille personnes avaient manifesté à Paris
avant l’invasion de l’Irak par les forces armées étasuniennes. Contre
l’agression française en Libye, RIEN ! Au
mieux, des déclarations. Le ROCML déplore cette absence de mobilisation des
forces anti-impérialistes qui, d’habitude, se manifestent contre les
guerres de type colonial. Que les partis de droite soutiennent la guerre
impérialiste, c’est normal. Qu’à cette occasion le parti socialiste et les
verts accordent leur soutien à Sarkozy n’est pas pour surprendre des
communistes marxistes-léninistes : Les socialistes, qu’ils soient peints
en rose ou en vert, ont toujours soutenu les guerres de l’impérialisme
français. Que le PCF se borne à des critiques de nature humaniste et
n’entreprenne aucune action susceptible de le mettre en contradiction avec
son candidat aux présidentielles, le social-démocrate populiste Mélenchon,
que le NPA refuse de combattre l’impérialisme au nom d’une prétendue
défense de la démocratie… Cela non plus n’a rien pour surprendre. En revanche, que dans la mouvance communiste se
réclamant du marxisme-léninisme, il n’ait pas été possible de trouver le
moyen pour organiser et agir ensemble contre la guerre de notre propre
impérialisme contre la Libye, cela nous interpelle directement. Sans aller dans le détail des quelques tentatives
restées sans suite pour lancer une dynamique unitaire (appel du ROCML le
21 mars , lettre ouverte de la JCML le 20 mai et proposition de
déclaration commune de la RCC le 23 juin), aucune volonté d’action
concrète commune contre la guerre impérialiste française en Libye ne s’est
manifestée nationalement du côté d’organisations de la mouvance
marxiste-léniniste comme le PCOF, l’URCF, le PRCF…Toutes ont fait des
déclarations, mais aucune n’a fait de proposition aux autres organisations
communistes marxistes-léninistes pour organiser ensemble un front le plus
large possible pour combattre la guerre impérialiste, aucune n’a répondu
positivement aux quelques initiatives lancées. Le ROCML engage l’ensemble des adhérents des
organisations qui se réclament du marxisme-léninisme à réfléchir à cette
situation et à interpeller leurs dirigeants sur leur absence d’initiative
unitaire alors que la situation concrète l’imposait. Le système impérialiste mondial est en passe
d’exploser car son espace d’expansion est limité. L’arrivée de nouvelles
puissances dans cet espace contraint les anciennes à défendre leurs zones
avec une agressivité accrue et les rivalités qui les opposent entre elles
conduisent à de nouvelles guerres. Pour sa part, le ROCML est
prêt à discuter toute proposition allant dans le sens de la
construction d’un mouvement large contre les guerres impérialistes et en
premier lieu contre celles perpétrées par l’impérialisme français. Des paroles, il faut passer aux actes ! Le secrétariat du ROCML Paris le 23 octobre 2011
N° 5 : Lire Télécharger
COTE D’IVOIRE DECLARATION
DU ROCML APRES LA CAPTURE DE LAURENT GBAGBO. Laurent Gbagbo, déclaré vainqueur des élections présidentielles de novembre 2010 par la Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire a donc été battu par une violente offensive des forces militaires conjointes des FRCI d’Alassane Ouattara, son adversaire, des casques bleus de l’ONUCI et des troupes françaises de la force Licorne. Sous prétexte de défendre les populations civiles avec mandat de l’ONU, l’armée française a mené une opération militaire massive pour détruire les moyens matériels de l’armée de la République de Côte d’Ivoire, anéantir les défenses du Palais présidentiel, et capturer Laurent Gbagbo. Alassane Ouattara, déclaré vainqueur par une Commission Electorale ( dite ) Indépendante mise en place par la prétendue « communauté internationale » est donc désormais président de la République de Côte d’Ivoire. Il est adoubé par la « communauté internationale », en fait par les puissances impérialistes parmi lesquelles la France, l’ex-puissance coloniale, qui a joué un rôle majeur pour rétablir son contrôle sur un pays riche de son ex-empire, dont le pouvoir lui échappait de plus en plus. L’exploitation coloniale par les monopoles impérialistes français peut maintenant reprendre et se développer sans entraves. La lutte pour le repartage impérialiste de la planète traverse actuellement une phase d’activité aiguë. Les rivalités entre les vieilles puissances impérialistes s’accentuent dans un contexte de crise générale du système, où chacune tente de tirer profit des difficultés des autres, où de nouvelles venues viennent réclamer leur part, et où les peuples reprennent le combat pour leur libération. L’ingérence politique et militaire de la France en Côte d’Ivoire, les interventions politiques des grandes puissances en Tunisie et en Egypte pour contrôler les soulèvements populaires, l’agression militaire pour prendre le contrôle de la Libye, toutes ces interventions montrent la fébrilité des puissances impérialistes en difficulté et leur volonté de rétablir leur férule sur les zones instables. Bousculé dans ses zones d’influence africaines, l’impérialisme français se montre logiquement le plus engagé dans les actions militaires de reconquête coloniale. Les peuples paient déjà de leur sang leurs intrigues et leurs agressions. D’autres crimes impérialistes suivront et les risques de guerres inter-impérialistes se multiplient. Face à cette situation, les communistes, les progressistes, les anti-impérialistes ont des devoirs internationalistes. Ils ne peuvent se contenter de publier des communiqués. Ils doivent préparer la défaite de leur propre impérialisme en mobilisant le peuple contre les guerres menées en son nom contre d’autres peuples. Le ROCML renouvelle son appel diffusé le 21 mars 2011 aux organisations communistes qui se réclament du marxisme léninisme à se réunir pour mettre au point une riposte commune concrète à la hauteur de leurs déclarations. Ne laissons pas le scénario ivoirien se reproduire en Libye ! N’attendons pas pour agir que Tripoli soit écrasée par les bombes françaises ! Assez de crimes perpétrés par l’impérialisme ! Respect de l’indépendance et de la souveraineté des nations et des peuples ! Troupes françaises hors d’Afrique ! le 10 avril 2011 LE JOURNAL DU ROCML
N° 1 SEPTEMBRE 2009 : Lire Télécharger SUPPLÉMENT OCTOBRE 2009 : Lire Télécharger N° 2 DÉCEMBRE 2009 : Lire Télécharger N° SPÉCIAL PREMIER MAI 2010 Lire Télécharger N° 3 JUILLET 2010 Lire Télécharger N° SPÉCIAL LUTTES SEP-OCT 2010: Lire Télécharger N° 4 JANVIER 2011: Lire Télécharger
LIBYE : UNITE D’ACTION CONTRE L’AGRESSION IMPERIALISTE APPEL AUX ORGANISATIONS COMMUNISTES QUI SE RECLAMENT DU MARXISME LENINISME Camarades, Les puissances impérialistes occidentales avec l’impérialisme français en première ligne bombardent la LIBYE afin d’y imposer un pouvoir à leurs ordres leur permettant de piller sans obstacle le pétrole et le gaz de ce pays et de réaliser leurs plans de domination politique sur les peuples arabes et africains. En France, la politique de guerre impulsée par le gouvernement de Sarkozy est soutenue par l’ensemble des partis de la droite et de la gauche réunies. Dans ces conditions il est du devoir des communistes marxistes léninistes d’organiser une campagne d’action internationaliste à la hauteur du niveau de l’agression de notre propre impérialisme, l’impérialisme français. Cette nécessité n’est possible que si les organisations communistes, et d’abord celles qui se réclament du marxisme léninisme, unissent leurs forces pour définir et réaliser un plan d’action qui débouche sur des décisions d’action commune. A cette fin le Rassemblement Organisé des Communistes Marxistes Léninistes (ROCML) et la Jeunesse Communistes Marxiste Léniniste (JCML) proposent que se tienne dans les plus brefs délais une initiative ( meeting, manifestation...) préparée par une rencontre entre toutes les organisations communistes marxistes léninistes qui sont d’accord pour condamner et agir ensemble contre l’agression armée des puissances impérialistes occidentales et en particulier le rôle majeur de l’impérialisme français dans cette agression. Si une autre initiative allant dans le même sens est en cours, le ROCML et la JCML s’y associeront. Vous comprendrez que nous souhaitons une réponse rapide à notre proposition. Le ROCML et la JCML Le 21 mars 2011 DECLARATION DU ROCML ET DE LA JCML MOBILISATION GENERALE CONTRE L’AGRESSION ARMEE DE L’IMPERIALISME CONTRE LA LIBYE ! Après le vote positif du Conseil de Sécurité de l’ONU, les forces aériennes et maritimes françaises, étasuniennes et britanniques ont commencé à bombarder la Libye dans le but de faire tomber le régime de Kadhafi..S’ingérant dans les affaires intérieures d’un Etat, les puissances impérialistes ont décidé d’imposer les adversaires de Kadhafi à la direction de l’Etat libyen. Les chefs de la rébellion ont manifestement promis aux puissances impérialistes de meilleurs contrats pour le pillage du pétrole et du gaz libyen. Cela signifie également que les puissances impérialistes -alliées pour piller les richesses naturelles de la Libye, mais rivales par leurs intérêts- sont tombées d’accord pour les parts respectives du partage du butin. La Russie et la Chine auront elles aussi accès au partage en échange de leur bienveillante abstention lors du vote au conseil de sécurité. La France s’est à cette occasion placée en pointe de l’agression pour récupérer les points qu’elle a perdus en Tunisie et en Egypte. Soyons clairs : l’intervention militaire est un acte d’agression impérialiste dont le but est le pillage de la Libye. Elle n’a rien à voir avec la défense du peuple libyen, la démocratie et l’urgence humanitaire. Les premiers bombardements des forces impérialistes ont d’ailleurs déjà fait des dizaines de morts dans la population civile. Même si nous n’avons pas de sympathie particulière pour Kadhafi, le ROCML et la JCML condamnent les actes d’agression armés contre la Libye et en particulier le rôle incitatif de la France impérialiste en faveur de cette agression. C’est eux peuples et aux peuples seuls de décider de leur avenir. Pas aux armées étrangères au service des pilleurs de la planète. Le ROCML et la JCML appellent tous leurs membres, tous leurs sympathisants, et tous les hommes et les femmes épris de liberté à prendre toutes les initiatives possibles et à participer aux actions contre les actes de guerres perpétrés par les puissances impérialistes. A BAS L’INTERVENTION ARMEE CONTRE LA LYBIE ! A BAS L’IMPERIALISME FRANÇAIS ! VIVE LA LUTTE DU PEUPLE LYBIEN POUR SON INDEPENDANCE, LES LIBERTES POLITIQUES ET LE PROGRES SOCIAL ! Le 20 mars 2011 TUNISIE, EGYPTE, ET DEMAIN AILLEURS… APRES LA CHUTE DES DICTATEURS, LA TRANSITION VERS QUOI ?
Le sacrifice du jeune martyr tunisien Mohamed Bouazizi, le 19 décembre 2010 a marqué le début d’un formidable soulèvement du peuple tunisien qui a contraint le tyran Ben Ali à abandonner le pouvoir et à se réfugier chez l’un de ses semblables dans la péninsule arabique. Au lendemain de cet évènement, et sans doute encouragé par cette première victoire populaire, le peuple égyptien se soulevait à son tour et, au bout de 18 jours, les millions de manifestants rassemblés dans la rue jour après jour et jour et nuit, au Caire et dans d’autres grandes villes parvenaient à pousser hors du pouvoir Moubarak. Le ROCML apprécie ces victoires comme un premier pas décisif dans la lutte des peuples tunisien et égyptien dans leur combat pour leur émancipation nationale, politique et sociale. Un premier pas, parce que les raisons pour lesquelles les peuples se sont soulevés sont loin d’être toutes satisfaites. Un premier pas décisif parce que cette première victoire apporte la preuve que lorsqu’elles le décident, les masses sont capables de faire reculer un pouvoir dictatorial. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, d’autres soulèvements se préparent et se produiront sans doute dans d’autres pays d’Afrique du nord et du proche et moyen orient, élargissant et approfondissant le front de lutte des peuples. Le ROCML a soutenu, soutient et soutiendra les luttes des peuples pour leur émancipation, quel que soit leur niveau immédiat. En même temps, il appuiera les organisations révolutionnaires à l’œuvre dans ces luttes et notamment les organisations communistes marxistes-léninistes.
LES CAUSES DES SOULEVEMENTS
Les soulèvements populaires de Tunisie et d’Egypte, de même que les luttes qui s’organisent en Algérie, au Maroc et dans d’autres pays d’Afrique et du Proche Orient ont pour cause le caractère insoutenable de la paupérisation des masses associée à l’oppression politique et policière brutale exercée par des pouvoirs fascistes aux mains d’une bourgeoisie d’Etat, prédatrice et maffieuse ayant des intérêts liés aux activités des divers pays impérialistes. L’écart grandissant entre la richesse d’une minorité détenant le pouvoir politique et économique et la misère des masses prolétariennes et paysannes ne pouvait plus durer. Des luttes ouvrières éclataient de manière dispersée. Le feu couvait sous la braise. Il a suffi d’une étincelle pour que la plaine s’embrase. La petite et moyenne bourgeoisie (intellectuels, professions libérales, petits producteurs, petits commerçants et artisans) exclues et victimes du système d’appropriation des richesses par la grande bourgeoisie compradore s’est spontanément ralliée à la révolte des prolétaires, ouvriers et jeunes chômeurs, pour constituer un puissant front contre la dictature. En même temps, cette petite et moyenne bourgeoisie a fixé les limites politiques et sociales du mouvement, en l’absence d’une avant-garde révolutionnaire constituée et liée aux travailleurs, capable de porter les objectifs au-delà du départ des dictateurs. Quand les premiers objectifs démocratiques ont été atteints, les couches moyennes sont rentrées chez elles et les éléments les plus radicaux et les plus conscients se sont retrouvés isolés et sans possibilité de poursuivre le soulèvement.
QUELLES TRANSITIONS ?
Face aux soulèvements, la question posée aux dictatures et aux classes dirigeantes fut quelle méthode utiliser pour sauver leur pouvoir et leur domination sociale. Dans la première phase des soulèvements, c’est la solution classique qui a été appliquée, c’est-à-dire, la répression violente avec l’objectif de mater la rébellion et de maintenir intact les pouvoirs en place. Cette solution a reçu l’appui et même des propositions de contribution de l’impérialisme français notamment. En Tunisie et en Egypte, c’est la police qui a été chargée de cette tâche, l’armée n’intervenant pas directement et restant ainsi un recours. La répression policière n’étant pas parvenue à mater le soulèvement et celui-ci devenant de plus en plus massif et déterminé, se posa alors concrètement le rôle de l’armée. Fallait-il que celle-ci intervienne militairement pour écraser la révolte, au prix d’un bain de sang ?
LA STRATEGIE AMERICAINE
C’est sur cette question que s’est jouée la partie dans laquelle s’était déjà invité le facteur extérieur, c’est-à-dire les pressions et les directives des puissances impérialistes et en particulier des USA. Les émissaires militaires d’Obama ont effectivement très rapidement pris en main le cours des évènements, laissant à l’UE et en particulier à la France les conséquences désastreuses de leur appui inconsidéré à Ben Ali d’abord, à Moubarak ensuite, c’est-à-dire leur mise hors-jeu. En quoi a consisté la stratégie américaine ? a) Pousser les dictateurs vers la sortie, c’est-à-dire sacrifier la partie la plus visible de l’iceberg de la bourgeoisie compradore dans l’appareil d’Etat et dans l’économie sous forme d’une épuration sélective (éliminer les plus connus et les plus haïs), pour donner en partie satisfaction aux revendications de la foule afin de faire tomber la révolte, b) Ne pas faire intervenir l’armée et même la faire apparaître du côté du peuple, pour gagner sa sympathie et son soutien, c) Et enfin confier le pouvoir à cette armée sous son contrôle pour conduire la transition « démocratique », c’est-à-dire de l’illusion démocratique (changement de personnel gouvernemental, épuration de la police, des administrations, légalisation des partis, organisation d’élections...) Le plan des américains a fonctionné avec succès. L’armée, pilier central de l’appareil d’Etat détient le pouvoir politique en Tunisie comme en Egypte. Les liens renforcés de la hiérarchie de ces pouvoirs militaires avec les USA vont faire de ces derniers les partenaires privilégiés du pillage impérialiste et des premiers les exécutants de la stratégie géopolitique régionale du Pentagone. Dans les rivalités inter-impérialistes pour le repartage du monde, les USA ont pris un nouvel avantage sur l’UE et surtout sur la France qui voit son influence reculer partout dans son ancienne sphère d’influence. Ce progrès des USA aiguisera d’autres rivalités inter-impérialistes dans l’espace afro-arabe, avec les impérialismes émergents notamment.
ET MAINTENANT ?
Après leur première victoire, les peuples doivent s’attendre à des lendemains qui déchantent. Quand ils constateront que leurs principales revendications économiques et sociales ne sont pas satisfaites et que leur misère reste la même ou pire, s’aggrave, ils vont reprendre la lutte et ils auront en face d’eux un même pouvoir répressif et des appareils syndicaux vendus aux exploiteurs. La nature de la transition deviendra alors claire : celle d’une dictature bourgeoise ouverte à une dictature bourgeoise « modernisée », avec un décor « démocratique » pour dissimuler l’appareil répressif policier et militaire. Pour les éléments les plus conscients et les plus combatifs issus du premier soulèvement, il deviendra clair que la construction d’une avant-garde organisée, communiste marxiste léniniste, est la tâche à laquelle il faut se consacrer pour transformer les soulèvements spontanés en révolution. Les faits ont donné raison au matérialisme historique, au marxisme-léninisme. Pas de victoire de la révolution sans un parti communiste porteur des objectifs de classe du prolétariat, pas de victoire de la révolution sans destruction de l’Etat bourgeois par l’insurrection dirigée par ce parti communiste.
CONCLUSION
Grâce à leur lutte massive, courageuse, déterminée, et au sacrifice de leurs martyrs, les peuples de Tunisie et d’Egypte ont réussi à déboulonner les dictateurs Ben Ali et Moubarak. C’est un premier pas vers leur émancipation totale nationale, politique et sociale. De cette expérience et de ses enseignements naîtront les réponses aux questions posées par la suite du processus révolutionnaire dans ces pays et dans d’autres. Après celle des luttes de libération nationale contre le colonialisme au vingtième siècle, la deuxième vague des soulèvements des peuples dominés par le néocolonialisme impérialiste et les dictatures à leur solde est en marche. Aucune force réactionnaire ne pourra l’arrêter.
Le devoir des communistes de France est de construire des liens de solidarité internationaliste entre le prolétariat de la métropole et les peuples en lutte contre leur ennemi commun, l’impérialisme. Il est de faire entrer dans la vie le grand mot d’ordre du Manifeste du Parti Communiste :
PROLETAIRES DE TOUS LES PAYS UNISSEZ VOUS ! Le 20 février 2011 DECLARATION DU ROCML ET DE LA JCML 23 octobre 2010 Engagé dès avant l’été, le mouvement de refus de la réforme des retraites montre une mobilisation qui ne faiblit pas. Les manifestations rassemblent des centaines de milliers voire des millions de personnes. L’entrée de la jeunesse dans le mouvement, la mise en œuvre de formes de lutte plus radicales comme les blocages de raffineries de pétrole ou de moyens de transport (rail, transports routiers, aviation civile, bus, métro) constituent un renforcement du mouvement. Pourtant, malgré la mobilisation, après les journées d’action et les manifestations des mois de septembre et octobre, un constat s’impose : le rapport des forces reste figé. Le pouvoir politique du capital méprise la volonté du peuple et reste décidé à faire passer la réforme. Il utilise pour cela le discours de la « légalité républicaine », et à présent la provocation et la violence policières. De leur côté les états-majors syndicaux et les partis politiques de gauche semblent manquer d’imagination et ne proposent rien centralement qui rende possible de faire basculer le rapport des forces en faveur des travailleurs. Pourquoi ? La vérité c’est que ce n’est pas l’imagination qui leur manque, mais la volonté d’affronter le pouvoir avec le mot d’ordre de retrait total du projet de réforme. Les chefs réformistes qui dirigent les syndicats et les partis de gauche n’ont pas ce but. Ils suivent un autre scénario centré sur les élections présidentielles et parlementaires de 2012 avec un gouvernement de gauche (c’est-à-dire socialiste) à la clé. Dans cette optique, il leur suffit d’affaiblir politiquement Sarkozy et ses ministres en accompagnant (voire dans certaines circonstances en l’alimentant) le mécontentement populaire, tout en le maintenant dans les clous de la « légalité républicaine », pour que le jour venu des élections les travailleurs n’aient d’autre moyen d’exprimer leur ras-le-bol qu’en votant pour les partis de gauche avec au final un(e) président(e) et un gouvernement socialiste. Si ce scénario réussissait, que deviendrait alors le système des retraites imposé par la droite en 2010 ? Les travailleurs ne doivent pas se faire d’illusions. Les chefs socialistes ne s’en sont jamais cachés : ils sont tous d’accord qu’il faudra travailler ou cotiser plus longtemps pour avoir une retraite à taux plein. Et s’ils gagnent en 2012, ils n’abrogeront pas la réforme. Au mieux ils y apporteront quelques retouches. La Confédération Européenne des Syndicats ( CES ) à laquelle appartiennent la CFDT et la CGT est aussi d’accord là-dessus. C’est pour ces raisons qu’un consensus de collaboration de classes s’est fait entre les syndicats et les partis de gauche pour ne pas exiger le retrait pur et simple du projet de réforme des retraites et pour ne pas mettre en œuvre les moyens pour atteindre ce but. C’est aussi pourquoi Sarkozy et son gouvernement peuvent se permettre de rester imperturbables dans leur refus de céder face à la mobilisation. Parviendront-ils à leurs fins ? La réponse est dans la mobilisation et l'organisation des travailleurs pour faire face à un état qui n'hésite pas à utiliser la force et la provocation pour défendre les intérêts du capital. Il faut faire bouger le rapport des forces pour qu’il soit en faveur des travailleurs. Dans ce but, le ROCML et la JCML appellent leurs militants, leurs sympathisants, les révolutionnaires et les syndicalistes de combat à consolider, élargir et durcir le mouvement en agissant dans leurs sections syndicales d’entreprise, les Unions Locales et Départementales, les Assemblées Générales et dans toutes autres associations populaires et à prendre les mesures nécessaires pour s'opposer à la violence policière et soutenir les victimes de la répression.
POUR LE RETRAIT TOTAL DE LA REFORME
LUTTONS CLASSE CONTRE CLASSE ! HORS DU POUVOIR LES ENNEMIS DU PEUPLE ! C’EST LA CLASSE OUVRIERE QUI DOIT DIRIGER LA SOCIETE ! adresse électronique : ROC.ML@laposte.net - site www.ROCML.0rg.fr ** ( 0rg avec un zéro) adresse postale : AKM BP 59 64340 BOUCAU blog de la JCML : http://Jecomale.free.fr adresse électronique JCML : jcml.nationale@yahoo.fr
LE JOURNAL DU ROCML
N° 1 SEPTEMBRE 2009 : Lire Télécharger SUPPLÉMENT OCTOBRE 2009 : Lire Télécharger N° 2 DÉCEMBRE 2009 : Lire Télécharger N° SPÉCIAL PREMIER MAI 2010 Lire Télécharger N° 3 JUILLET 2010 Lire Télécharger N° SPÉCIAL LUTTES SEP-OCT 2010: Lire Télécharger
LE ROCML A TENU SON PREMIER CONGRES Le ROCML a tenu son premier Congrès avec succès les 17 et 18 Avril 2010. Ses travaux, préparés par un travail préalable prolongé, ont permis de réaliser un nouveau pas en avant important dans la construction de l’organisation communiste dont le but est de contribuer à la création du Parti Communiste de France Marxiste Léniniste. La plus large unité s’est faite sur les documents politiques qui constituent la ligne générale du ROCML. L’organisation s’est donnée des statuts qui constituent un passage du stade de rassemblement d’organisations à celui d’une organisation fondée sur l’application du centralisme démocratique. La direction centrale a été élue à l’unanimité des congressistes. Après ses deux jours de travaux menés avec rigueur, le Congrès s’est conclu dans l’enthousiasme de tous les délégués. La création du ROCML et le succès de son premier Congrès sont les preuves concrètes qu’il est possible d’unifier les communistes sur la base du marxisme-léninisme même s’ils ont pu avoir et même s’ils ont encore quelques divergences secondaires. Ce résultat montre que, dès lors que les intérêts du prolétariat sont placés au dessus des réflexes de groupe, une juste ligne dans le traitement des contradictions qui peuvent exister entre communistes permet de les résoudre ou d’avancer dans leur résolution. La fondation et le renforcement du ROCML ne signifient pas pour autant que nous renoncions à poursuivre la perspective de l’unification des organisations et des communistes qui se réclament du marxisme léninisme dans une seule organisation, le Parti. Nous regrettons que le processus d’unification initié et mis en pratique par le CNU soit actuellement bloqué. Mais nous ne doutons pas que l’immense majorité des communistes marxistes-léninistes aspirent à l’unité et qu’ils trouveront le chemin pour la construire. VIVE LE MARXISME LENINISME ! VIVE LA REVOLUTION SOCIALISTE ! COMBATTONS L’ESPRIT DE GROUPE ! EN AVANT DANS LA CONSTRUCTION DU PARTI COMMUNISTE DE FRANCE MARXISTE LENINISTE !
Le 18 Avril 2010 SALUT DU PREMIER CONGRES AUX TRAVAILLEURS SANS PAPIERS EN GREVE POUR LEUR REGULARISATION
Réuni en son premier congrès les 17 et 18 avril 2010, le ROCML adresse son salut et son soutien aux milliers d’ouvriers sans papiers de Paris et de sa banlieue en grève depuis plus de six mois pour obtenir leur régularisation. Ces travailleurs sont exploités par la même classe capitaliste que les autres travailleurs ayant la nationalité française depuis plus ou moins longtemps, ou les travailleurs immigrés régularisés. Mais même sans papiers, ce ne sont pas des étrangers. Ce sont nos frères de classe, chassés de leurs pays par la misère créée par le pillage des richesses de leur sol et de leur sous-sol par les sociétés dont les capitaux sont français. Sans papiers, ils sont surexploités et menacés d’expulsion s’ils revendiquent un juste salaire de leur travail et des conditions d’existence humaines. Cette situation est inacceptable pour ces camarades et elle est défavorable aux intérêts de toute la classe des travailleurs exploités qui doit avoir les mêmes droits si elle veut être forte pour combattre les exploiteurs. Pour les communistes, le prolétariat est international, et la mondialisation impérialiste ne fait que vérifier et généraliser cette réalité. Qu’il soit blanc, noir, jaune ou métissé, quelle que soit son origine géographique, ethnique, nationale, culturelle…, un prolétaire est égal à un autre prolétaire. Quand une classe ouvrière a une composition multinationale, comme c’est le cas en France et dans d’autres pays impérialistes, l’égalité des droits entre tous les travailleurs est un principe fondamental. Les communistes combattent pour ce droit et contre les politiques et les idéologies qui s’y opposent ou qui posent des conditions. La Commune de Paris, la première expérience de pouvoir des travailleurs en France a eu parmi ses dirigeants des hommes et des femmes qui n’étaient pas français. Camarades sans papiers en grève pour votre régularisation, Par la justesse de votre lutte, et par votre courage, vous êtes l’honneur de la classe ouvrière de France. Par ses objectifs, cette lutte contient un enjeu de classe élevé qui va au-delà d’une revendication économique. C’est la nature de classe de la société qu’elle met en cause et le pouvoir politique qui vous refuse vos droits. Vous avez le soutien total et sans condition des communistes du ROCML.
VICTOIRE POUR LES SANS PAPIERS EN GREVE ! REGULARISATION
DE TOUS LES SANS PAPIERS ! DROIT DE RESIDENCE SANS CONDITIONS POUR TOUS LES TRAVAILLEURS EMIGRES ET LEURS FAMILLES ! POUR UNE SOCIETE DELIVREE DE L’OPPRESSION, DE L’EXPLOITATION ET DE TOUTES FORMES D’INEGALITES, LE SOCIALISME !
Déclaration fondatrice du ROCML Trente années d’expansion du capitalisme après la seconde guerre mondiale (1945-début des années 70) ont pu faire croire que le système impérialiste était capable de surmonter ses contradictions sans crises majeures et sans guerres inter-impérialistes. Cette période est terminée. En ce début du XXI ème siècle le système capitaliste mondial est pongé dans une crise profonde. Quels que soient ses efforts pour l’enrayer, le mécanisme de la baisse tendancielle du taux de profit approfondit et aggrave les contradictions fondamentales du capitalisme. Cette loi, inhérente au mode de production capitaliste induit en particulier au dernier stade de ce système, l’impérialisme, une lutte effrénée pour la conquête de nouveaux marchés internationaux, pour l’extension de la masse des profits visant à contrecarrer la baisse de leur taux. Cette rivalité contenue mais de plus en plus explosive entre impérialismes s’est emballée devant les espaces ouverts par la destruction et la liquidation de l’ex-camp socialiste, l’affaiblissement consécutif des luttes de libération nationales et l’émergence de nouveaux impérialismes. Elle conduit aux guerres de reconquête coloniales et à la guerre inter-impérialiste, a une exploitation accrue des travailleurs et des peuples du monde et conduit dans les métropoles impérialistes comme en France à une remise en cause des « acquis » sociaux ( salaires, retraites, services publics..) et ouvre une nouvelle période d’exacerbation de la lutte de classe. La situation des travailleursEn France La classe ouvrière se trouve dans une situation difficile. Le prolétariat industriel est affaibli par la destruction des grandes concentrations traditionnelles (sidérurgie, mines, textile..), les délocalisations industrielles et par la transformation des processus de production (informatique, automatisation, nouveaux moyens de communication). La longue domination du révisionnisme l’a dépossédé de ses armes de combat : dégénérescence du Parti communiste, syndicats dominés par le réformisme et par l’aristocratie ouvrière acquise à la cause du capital et intégration de ceux-ci à l’appareil d’Etat (gestion d’organismes paritaires, mutuelles…). Aujourd’hui, le prolétariat n’a plus conscience de sa mission historique, et sous la pression permanente de l’idéologie bourgeoise, du réformisme et de la criminalisation du communisme, sa lutte est une lutte défensive économique limitée contre les attaques du capital. Séparé du communisme qui est la fusion du mouvement ouvrier et du socialisme « le mouvement ouvrier dégénère et s ‘embourgeoise inévitablement. En se cantonnant dans la lutte économique, la classe ouvrière perd son indépendance politique, se traîne à la remorque d’autres partis, trahit la grande devise : l’émancipation de la classe ouvrière doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »[1] . Cette situation fixe les tâches et les objectifs des communistes. Le rôle des communistesArracher par la révolution le pouvoir politique des mains de la classe dominante du mode de production capitaliste et transformer au moyen de ce pouvoir les moyens de production en propriété sociale. Accomplir cet acte voilà la mission historique du Prolétariat. Lui donner la pleine conscience des moyens à mettre en œuvre et des conditions à réunir, le guider pour réaliser cette mission historique tel est le rôle des communistes. Pour cela les communistes doivent s’organiser en Parti politique armé de la théorie marxiste léniniste, théorie révolutionnaire du prolétariat et unique théorie scientifique qui dévoile les mécanismes fondamentaux sur lesquels la société capitaliste est bâtie et donc les transformations à réaliser et le moyen de le faire pour parvenir à un degré supérieur d’organisation sociale débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, des excès et cataclysmes en tout genre - guerre, famines, crises, écologique – de la société capitaliste. La situation du mouvement communiste Aujourd’hui les communistes continuent de subir les conséquences de la grave régression du mouvement communiste international déclenchée par le XXème congrès du PCUS[2]. La plupart des partis communistes ont disparu ou se sont transformés en partis sociaux-démocrates, en partis de la paix de classe avec la bourgeoisie, en partis du statut- quo capitaliste. En France comme dans de nombreux pays, le prolétariat privé de son parti, désarmé devant l’offensive du capital paye au prix fort cette défaite. Cette régression du mouvement communiste a conduit à une rupture de la liaison du communisme et du mouvement ouvrier. Les communistes se retrouvent non organisés ou dispersés dans de multiples organisations sans influence réelle sur les nouvelles générations ouvrières.
Édifier un véritable Parti communiste il n’est pas un communiste conséquent qui n’ait conscience que la tâche principale, posée et à résoudre c’est celle de l’édification du parti de la classe ouvrière. En effet, tant qu’ils resteront soit isolés soit dispersés dans un certain nombre de groupes, les communistes seront objectivement inexistants, impuissants sur le terrain de la lutte politique de classe, impuissants à gagner au communisme les éléments les plus combatifs et conscients des travailleurs. Le Parti doit avoir comme fondement la théorie marxiste- léniniste élaborée par les grands savants et hommes d’action du prolétariat : Marx, Engels, Lénine, et Staline et reconnue par l’ensemble du mouvement communiste international jusqu’à son éclatement après le XXème congrès révisionniste du PCUS . Car « …Elle a élucidé la véritable tâche d’un parti socialiste révolutionnaire, qui n’est pas d’inventer des plans de réorganisation de la société, ou de prêcher aux capitalistes et à leurs valets l’amélioration du sort des ouvriers, ou de tramer des complots, mais d’organiser la lutte de classe du prolétariat et de diriger cette lutte dont le but final est la conquête du pouvoir politique par le prolétariat et l’organisation de la société socialiste. »[3] Sans cette théorie l’organisation communiste ne saurait exister et se maintenir en tant qu’organisation communiste, tout communiste attaché à l’idéal communiste reste prisonnier de l’idéologie, des pratiques et des conceptions bourgeoises. Cela implique donc de mener une lutte constante et sans merci contre les conceptions bourgeoises ou révisionnistes qui dénigrent ou déforment la théorie marxiste-léniniste, contre les tendances opportunistes de droite ou de gauche qui s‘en écartent dans la pratique et qui conduisent à la révision de la théorie marxiste léniniste puis à son abandon. Ensuite, le Parti doit être le détachement avancé du prolétariat, son état- major de combat et regrouper dans ses rangs les éléments les plus conscients de la classe. Mais il n’est pas suffisant de réaffirmer notre attachement aux principes d’une manière abstraite et les mettre en avant hors de toute réalité concrète. Il faut en valider leur justesse et leur nécessité comme seule réponse aux problèmes posés dans la pratique par la lutte de classe non pas pour hier, mais pour aujourd’hui et demain.
L’unification des communistes Pour atteindre cet objectif les communistes doivent s’unir sur la base du programme maximum des communistes fixant les objectifs stratégiques de la révolution socialiste en France et sur une activité politique commune répondant aux grands problèmes politiques, économiques et sociaux présents sur la base des intérêts de classe du prolétariat et plus largement des masses de travailleurs. Une première étape vers la création du Parti Communiste de France a été franchie par la création du Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France en 2002. En 2009 Le ROC-ML est né du constat par des organisations membres du CNU[4] que les conditions étaient réunies pour qu’elles s’unifient. La constitution du ROCML est une première victoire, un premier palier dans le processus d’unification des organisations communistes se réclamant du Marxisme-léninisme. Mais cela ne suffit pas. Le processus d’unification des communistes marxistes-léninistes n’est pas achevé. Le ROCML affrontera les obstacles dressés pour progresser dans la voie de l’unification dans un Parti Communiste de France Marxiste-léniniste. Le ROC-ML appelle les communistes, quelle que soit leur situation, isolés ou organisés, à travailler à élaborer une stratégie et une ligne générale de la révolution en France, au programme des communistes de France pour réunir tous les communistes de France dans un véritable Parti communiste révolutionnaire.
Le 18 avril 2010 LE ROC-ML
[1] Lénine « les objectifs immédiats de notre mouvement » (Œuvres tome 4 ) [2] Des éléments de dégénérescence avaient contaminé le mouvement communiste bien avant le XXème congrès mais celui-ci donne le signal général de l’offensive générale du révisionnisme dans le bastion du socialisme et au sein du mouvement communiste international [3] Lénine Notre programme Œuvres t 4 [4] Les organisations suivantes : CEL, CMC, AKAMARX, jeunes des JCMLs d’Albi et de Pau et du Rhône
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ELECTIONS
REGIONALES DU 14 MARS 2010
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LA JCML DU RHONE REJOINT LE ROCML ! ci-dessous le communiqué de la JCML et les deux intervntions du ROCML à leur congrès
Les JCML du Rhône se félicitent de
la réussite de leur congrès, réussite qui a dépassé nos espérances. Nous
avons pu, au delà des questions strictement internes à notre organisation,
discuter entre organisations marxistes léninistes de la question de
l'unité. Pour nous, la création du Parti est un combat, une question
stratégique. Il passe certes par un travail dans la classe ouvrière pour
en dégager des cadres. Mais pour nous, l'unité des différentes
organisations marxistes léninistes est cruciale. Elle est conditionnée par
une unité idéologique propre à permettre une pratique commune. La volonté
d'unité doit être supérieure à l'esprit de cercle.
SALUT DU ROCML AU DEUXIEME CONGRES DE LA JCML DU RHONE
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29 MAI 2009 LE SITE INTERNET DE CMC DEVIENT LE SITE DU ROC -ML |
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Le ROC-ML est né de l'unification des organisations CEL, CMC, AKMarx, de jeunes Marxistes Léninistes de PAU et d’Albi. Le ROC-ML est, avec l’URCF et la JCML du Rhône, membre du Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France (CNU-MCF) Adresse électronique du ROC : Roc.ml@laposte.netAdresse postale : « Les Amis de Karl Marx » BP 59 6434O BOUCAU
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ELECTIONS PARLEMENTAIRES EUROPEENNES LE 7 JUIN NI CAUTION, NI ILLUSION : LE SEUL CHOIX, C’EST LE BOYCOTT ! L'EUROPE CAPITALISTE est par nature... ...réactionnaire : Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, les pays capitalistes se sont attachés à forger une machine supranationale pour assurer leur domination économique, politique et militaire sur le monde. Plan Marshall, Union de l'Europe occidentale, CECA, Alliance Atlantique, Traités de Rome, d'Amsterdam, de Maastricht, de Nice et aujourd'hui, la Constitution européenne sont autant d'étapes de la construction dont les objectifs étaient et demeurent les suivants : - Faciliter la course aux profits des multinationales, leurs mesures de concentration, de restructuration industrielle et financière et de délocalisation. - Enfermer, écraser les travailleurs dans un ensemble qui permet au patronat et aux gouvernements, d'invoquer les impératifs européens et mondiaux pour s'opposer aux revendications, pour justifier la casse industrielle et agricole. - Remettre en cause les conquêtes ouvrières en mettant en concurrence directe les travailleurs des pays aux lois sociales les plus avancées avec ceux des pays retardataires d'Europe et du reste du monde. - Organiser l'exploitation et la répression anti-ouvrière à l'échelon international. - Combattre les mouvements de libération nationale ; maintenir et développer l'exploitation coloniale sous d'autres formes y compris par la guerre par l'intermédiaire de l'OTAN.
...antisociale et répressive : L'Union Européenne est antisociale : Son rôle est de faire appliquer dans les pays membres des décisions voulues par le patronat et les multinationales. Dès sa création, la C.E.E. a eu pour fonction d'aménager l'espace pour les transnationales, de faciliter le passage des marchandises et des capitaux à travers les frontières, de faire régner la loi du profit.
Le credo européen «
rendre les entreprises plus concurrentielles » vise à abaisser le coût de
la main d'œuvre pour les patrons, donc de réduire les rémunérations et le
niveau de la protection sociale accroître la flexibilité du travail et la
précarité. Aujourd'hui, il s'agit de faire payer la crise de leur système par les travailleurs.
A mesure que le capitalisme va se montrer de plus en plus incapable de répondre à nos besoins (et avec la crise, cette réalité est devenue évidente), c'est là le sort qui nous est dévolu. Que font, dans ce contexte, les syndicats et les partis dits ouvriers ?
La C.E.S (Confédération Européenne des Syndicats) est un des rouages du capitalisme international, une organisation de collaboration de classe dont le rôle spécifique est d'appuyer la politique d'intégration dans l'Europe capitaliste. La démarche qui prétend « démocratiser », œuvrer en faveur « d'autres choix » en se coulant dans le moule existant, livre les travailleurs à l'exploitation capitaliste. « Pour l'Europe mais contre Maastricht », « l'Europe autrement », « l'Europe sociale », «Pour une autre Europe», toutes ces formules ont pour point commun de discuter des modalités d'application tout en acceptant le principe de l'Europe du capital. Les forces politiques et syndicales qui se situent sur ce terrain couvrent en réalité les plans de la bourgeoisie, elles accréditent le mythe d'une Europe qui se situerait en dehors des intérêts de classe. L'union européenne est un espace judiciaire et policier: ébranlés par les secousses de la crise, les états capitalistes renforcent leur autoritarisme. La liquidation du droit d'asile avec la multiplication des extraditions, la libre circulation des polices et des « barbouzes » sont des faits révélateurs. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme nous assistons à l’accélération de la mise en place de cet espace policier. Mais le but véritable de cet appareil est de traquer les militants d'organisations révolutionnaires, syndicales et politiques n'ayant rien à voir avec le terrorisme mais qui s'opposent à un système économique et social de plus en plus mondialisé et injuste. A tout moment peut être mis en application le projet de loi européen qui classe sans équivoque comme « terroriste » toute revendication ou mouvement révolutionnaire qui met en cause la constitution en vigueur.
...antidémocratique :
Le 4 février 2008, les députés et sénateurs français réunis à Versailles (tout un symbole !) ont perpétré un putsch institutionnel sans précédent en avalisant le traité Européen rejeté par le peuple français. En 2005, en effet, trompée par ses propres instituts de sondage, forte du consensus droite/ P.S. Social-libéral, la bourgeoisie monopoliste pensait obtenir une ratification massive du traité par les urnes, nullement satisfaire une aspiration de démocratie directe. Cette « erreur » n'aura donc pas été commise deux fois. Le 12 décembre 2008, le Conseil européen a décidé d’annuler le Non au traité de Lisbonne exprimé par les citoyens irlandais six mois plus tôt. Le gouvernement de ce pays s’est plié à cet oukase en promettant d’organiser un second vote à l’automne 2009. Une nouvelle fois, la bourgeoisie capitaliste montre son véritable visage. Sa référence constante à la « démocratie » et au suffrage universel masque sa violation réelle des droits démocratiques quand les résultats électoraux, malgré le conditionnement des médias, ne sont pas conformes à ses vues.
L’Europe des travailleurs ne se fera pas DANS
Les structures engendrées par l'impérialisme ne peuvent servir de cadre aux transformations sociales, ni répondre aux aspirations des travailleurs; Elles doivent être rejetées et brisées par les luttes des peuples souverains et solidaires. Voter c’est se soumettre à une machine à tromper et à écraser les travailleurs et les peuples !
Pour s’opposer aux attaques du capital, les travailleurs n’ont qu’une arme : Leurs luttes ! Pour abattre le capital, ils n’ont qu’une solution : La révolution !
LE 7 JUIN, LE SEUL CHOIX OFFENSIF ET REFLECHI C’EST LE BOYCOTT DES URNES !
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