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  ACTUALITES ROC-ML

mis à jour le 2  mars 2010

 ELECTIONS REGIONALES DU 14 MARS 2010

DECLARATION DU ROCML



CES ELECTIONS NE FERONT PAS PROGRESSER LA CAUSE DU PROLETARIAT ET DU PEUPLE.

LA PARTICIPATION DU PCOF (1) ET DU RCC (1) A DES LISTES DE « FRONT DE GAUCHE ELARGI » EST UNE FAUTE POLITIQUE.


La position des communistes marxistes-léninistes vis-à-vis des élections est exprimée dans une déclaration du CNUMCF adoptée à l’unanimité le 6 Janvier 2007

« Selon la théorie marxiste-léniniste vérifiée par l’histoire :

La voie générale, la stratégie de la prise du pouvoir par le prolétariat, c’est le soulèvement violent des masses, l’insurrection dirigée par le parti communiste. Les communistes doivent travailler pour en créer les conditions.

Le prolétariat ne peut pas renverser le pouvoir de la bourgeoisie et s’emparer du pouvoir d’Etat par les élections, que ce soit à la faveur d’une majorité parlementaire ou de toutes autres élections dont les règles sont fixées sous la dictature de la bourgeoisie.
Les élections sont une activité secondaire soumise aux objectifs stratégiques. Elles ne peuvent en aucun cas se substituer à ces objectifs. Le centre de gravité est l’action extraparlementaire pour le pouvoir politique. L’électoralisme et le crétinisme parlementaire ne peuvent que conduire à l’échec et à la dégénérescence des partis communistes et ouvriers.

Cependant, la participation aux élections et à d’autres institutions représentatives bourgeoises n’est pas à exclure de la pratique des communistes. Cette participation peut être utile et même nécessaire selon les conditions objectives concrètes.
Boycott, abstention, bulletin nul ou rouge, présentation de candidats, vote pour des candidats non communistes : la théorie et la pratique marxiste-léniniste n’exclut aucune possibilité à priori, pourvu que la tactique choisie serve les intérêts stratégiques.

La tactique électorale doit donc avoir pour fonction de faire progresser le mouvement révolutionnaire vers ses objectifs stratégiques, en partant des conditions concrètes dans lesquelles se trouvent ce mouvement et le mouvement communiste.
En aucun cas, la tactique définie ne peut ignorer ou aller à l’encontre de ces objectifs. »

La question posée est celle-ci : la tactique de soutien et de participation aux listes dites de « front de gauche élargi » peut-elle faire progresser le mouvement ouvrier ne serait-ce qu’un petit pas dans la voie de la révolution ?
Cela supposerait qu’elle puisse favoriser les tâches des communistes dans la période présente, à savoir :
- Développer les luttes de classes et élever le niveau politique de ces luttes en y diffusant la politique des communistes au niveau des mots d’ordre et des formes de lutte anticapitalistes, en les reliant à la stratégie de la conquête du pouvoir et du socialisme,
- Combattre le réformisme sous sa forme actuelle, l’anti-libéralisme keynésien comme alternative au néo-libéralisme qui fonde les politiques impulsées par les monopoles internationaux,
- Faire reculer l’influence sur les travailleurs des partis réformistes,
- Consolider et faire progresser la conscience politique de la fraction des travailleurs qui en ont fait l’expérience, et ont compris la trahison des directions politiques et syndicales réformistes,
- Rallier à l’organisation communiste les éléments les plus combatifs et les plus avancés politiquement,
- Avancer dans l’unification des communistes marxistes-léninistes dans un seul parti.

A la différence du PCOF et du RCC, le ROCML estime que la tactique de participation-soutien aux listes de « front de gauche élargi » est incapable de donner à ces objectifs ne serait-ce que le commencement d’un début de réalisation. Plus grave, cette tactique va à l’encontre de ces objectifs.
Ainsi en effet, cette tactique dénature l’intervention politique des communistes en la rabaissant au niveau de l’anti-libéralisme et du réformisme keynésien. Nulle part, dans les déclarations publiques du PCOF et du RCC ne figurent les mots capitalisme et socialisme !
Nulle part n’est dénoncée la nature réformiste du P«C»F, du Parti de Gauche et autres colistiers NPA, verts ou autres... Dire la vérité, il est vrai, ce serait affaiblir le « front »…Mieux vaut faire croire pour le succès du « front » que ces alliés défendent les intérêts des travailleurs !
Quant à l’objectif espéré de redonner confiance aux travailleurs, il est manifestement illusoire et paradoxal. Comment en effet ces alliances électorales pourraient-elles reconstruire la confiance des travailleurs alors que des dizaines d’années d’expériences de ce type menées par le P«C»F révisionniste montrent au contraire qu’elles ont contribué à l’échec et au reflux le mouvement ouvrier ?
Une organisation communiste authentique ne peut pas être inconsciente des effets néfastes de cet opportunisme électoral. En persistant dans cette voie, le PCOF et le RCC font reculer la conscience et la force du mouvement ouvrier et populaire, ils entravent la construction d’un véritable parti Communiste Marxiste-léniniste et renforcent les partis réformistes.
Le ROCML désapprouve cette dérive.

Au stade actuel du développement du mouvement communiste organisé, et parce qu’ils sont divisés, les communistes n’ont pas les moyens de participer aux élections selon la théorie marxiste –léniniste, pour les utiliser comme tribune.
Ils n’y parviendront pas d’avantage en réussissant à se faufiler sur un strapontin dans une liste dirigée par ceux qui ont mené depuis de longues années, et qui continuent à mener, la classe ouvrière d’illusions en échecs et à qui en définitive ils n’apporteront que leur caution.

Le combat des communistes est ailleurs : Leur tâche est de gagner au combat et à l’organisation révolutionnaires la fraction avancée de la classe ouvrière en rupture avec le réformisme et ses organisations. Elle est de créer cette rupture. Elle est de construire et de faire grandir l’organisation communiste unifiée, le Parti, l’instrument indispensable pour conduire le prolétariat à la conquête du pouvoir, pour détruire le capitalisme et pour construire le socialisme.
Cela suppose la clarté et exclut toute politique qui efface ou masque les démarcations et qui crée la confusion.

Pour être clair, le ROCML appelle à ne voter pour aucune liste, ni de droite ni de gauche, fût-elle de « front de gauche », élargie ou pas à un figurant avec l’étiquette « marxiste-léniniste ».

RASSEMBLEMENT D’ ORGANISATIONS COMMUNISTES
MARXISTES-LENINISTES
ROCML
10 février 2010

(1) PCOF : Parti Communiste des Ouvriers de France.
RCC : Rassemblement des cercles communistes ( Coordination Communiste 59/62, Cercle Communiste d’Alsace )

 

 
     
 

LA JCML DU RHONE REJOINT LE ROCML !

ci-dessous le communiqué de la  JCML et les deux intervntions du ROCML à leur congrès

Les JCML du Rhône se félicitent de la réussite de leur congrès, réussite qui a dépassé nos espérances. Nous avons pu, au delà des questions strictement internes à notre organisation, discuter entre organisations marxistes léninistes de la question de l'unité. Pour nous, la création du Parti est un combat, une question stratégique. Il passe certes par un travail dans la classe ouvrière pour en dégager des cadres. Mais pour nous, l'unité des différentes organisations marxistes léninistes est cruciale. Elle est conditionnée par une unité idéologique propre à permettre une pratique commune. La volonté d'unité doit être supérieure à l'esprit de cercle.

En cette période globalement de flux du mouvement de masse, de crise du capitalisme, d'offensive de la bourgeoisie, de recul de la sociale démocratie, nous constatons que la question de l'unité se pose dans les organisations, nous en félicitons et les appelons à continuer d'approfondir la question par une unité d'action et des discussions bilatérales ou multilatérales.
En ce qui concerne notre organisation, ce congrès marque un grand pas en avant. L'adoption de nos textes de congrès sanctionne notre ligne politique nettement plus aboutie que lors de notre premier congrès, il y a 3 ans. Ces textes servent de bases politiques à notre organisation, mais nous espérons qu'ils servent de point d'appui à tous les jeunes marxistes-léninistes.

Ils sont la photographie de l'état de notre réflexion politique, réflexion politique qui se doit d'être en approfondissement constant. A ce titre, nous sommes très content des débats francs et ouverts qui ont eu lieu lors du congrès: les critiques constructives des organisations invitées faites sur nos textes et notre pratiques nous permettront de rectifier nos erreurs.

Nous avons demandé notre adhésion au ROC-ML et les interventions du ROC-ML à notre congrès nous ont prouvé la réelle volonté d'unité du ROC-ML avec nous. Le ROC-ML est l'organisation issue du CNU et de son constant déplacement vers la gauche (exclusion de la CC du Nord, de l'Alsace, recul de l'URCF quand à l’objectif du fusion initial). Charge à nous et au ROC-ML de prouver que cette unité est possible.
Nous avons pu exprimer largement notre position sur le maoïsme. Celle-ci a été le fruit de notre travail théorique et pratique. Le Congrès nous a cependant largement confirmé que la question du maoïsme, la question d'une application vivante de celui-ci dans les conditions de notre pays sont des questions qui méritent encore un véritable approfondissement. Celui-ci concerne tous les militants communistes marxistes-léninistes, de même qu'il a été et est toujours l'objet d'un riche débat au sein du Mouvement Communiste International. Nous pensons qu'aucune organisation en France n'a actuellement les moyens de répondre seule à ces questions. Pour nous le maoïsme n'est pas une affaire réglée, c'est une affaire qui commence.
Nous pensons que le programme et la stratégie des communistes doit être collectivement traitée par delà les frontières des organisations, en passant par dessus l'esprit de clocher. C’est la responsabilité des organisations marxistes-léninistes de s’investir dans ce travail.

Le ROC-ML, l'organisation d'unité issue de la fusion d’organisations membres du CNU aura, nous le pensons, un rôle central dans l’unité des communistes, dans le traitement des contradictions pour aboutir à une unité supérieure des marxistes-léninistes.


Cette adhésion transformera nos tâches. Sous la direction du ROC-ML, nous aurons pour tâche de développer les JCML. Cela passe par le développement des JCML nationales (unité des JCML lors d'un congrès national prévu pour le premier semestre, travail théorique et pratique national, création de cellules). Nous nous développerons également localement. Les JCML du Rhône, d'organisation d'avant garde, ont pour tâche de devenir une organisation de masse sous la direction du ROC-ML.


SALUT DU ROCML AU DEUXIEME CONGRES DE LA JCML DU RHONE
(19-20 DECEMBRE 2009)


Camarades,


Au nom du ROCML (Rassemblement d’Organisations Communistes Marxistes Léninistes), je veux d’abord remercier la JCML 69 pour son invitation à participer à son deuxième Congrès. Je voudrais ensuite saluer le Congrès lui-même et le féliciter pour la richesse de ses travaux.
Mais je veux surtout saluer comme une grande victoire de votre organisation et du mouvement communiste en France, la décision votée par le congrès d’adhérer au ROCML.
Avec cette décision, un pas de plus vient d’être franchi dans le processus d’unification des organisations communistes qui se réclament du marxisme-léninisme.
Ce processus, vous le savez, a débuté avec la constitution du CNUMCF (Comité National pour L’Unification du Mouvement Communiste en France). L’activité du CNU, et en particulier les confrontations idéologiques qui s’y sont menées, a permis l’unification organisationnelle d’un certain nombre d’entre elles dans le ROCML. La JCML vient de franchir ce pas. Tous les communistes peuvent s’en féliciter.
Quelques uns penseront peut-être : mais enfin, comment cela est-il possible ? La JCML du Rhône a toujours affiché des tendances maoïstes et le ROCML refuse d’intégrer le maoïsme dans sa base théorique !


Eh bien, nous allons montrer que cela est possible. Oui, il y aura au ROCML des camarades qui pensent que Mao Tsé Toung a enrichi le marxisme-léninisme et d’autres qui ne le pensent pas. Mais nous sommes tous d’accord pour réaliser la révolution en France et pour pratiquer l’internationalisme prolétarien en appliquant le marxisme-léninisme, la théorie que nous ont transmise Marx, Engels, Lénine et Staline, à l’analyse concrète de la situation concrète. Cette théorie, nous la considérons comme nécessaire et suffisante pour tracer la voie de notre révolution. Mais si, pour progresser dans notre pratique révolutionnaire, il s’avère utile d’étudier telle œuvre de Mao, ou d’Enver Hoxha ou de Che Guevarra ou d’autres, nous le ferons. Mais il est clair que le débat théorique n’a de pertinence politique que s’il est lié à la pratique. Sinon, il se ramènerait à une activité abstraite ou la subjectivité prendrait le dessus rapidement sur la démarche scientifique matérialiste historique.
Oui, camarades, nous avons la grande responsabilité de concrétiser avec succès la possibilité d’unir l’ensemble des communistes révolutionnaires de France dans une seule organisation, sur la base du marxisme léninisme appliqué aux conditions concrètes de notre révolution.


AVEC LE ROCML, COMMENCONS A CONSTRUIRE LE PARTI COMMUNISTE MARXISTE-LENINISTE DE FRANCE !

 



CONTRIBUTION DU ROCML AU DEBAT SUR L’UNITE


Pour le ROCML, l’unité idéologique consiste dans la reconnaissance et dans l’application du marxisme-léninisme comme théorie de la conquête et de l’exercice du pouvoir par le prolétariat. Cette théorie a été établie par Marx, Engels, Lénine et Staline, et enrichie par les expériences du socialisme et des luttes de libération nationale, et par les contributions d’autres dirigeants communistes marxistes-léninistes au cours du XXème siècle.
Le ROCML considère que la théorie marxiste-léniniste constitue la base NECESSAIRE ET SUFFISANTE pour que les communistes et les organisations qui s’en réclament soient dans une seule et unique organisation.
Pour d’autres organisations, la reconnaissance du marxisme-léninisme est nécessaire mais non suffisante. Pour elles, l’unité idéologique doit se vérifier aussi et parfois d’abord sur tous les positionnements et pratiques politiques des organisations qui se réclament du marxisme-léninisme.
Pour le ROCML, cette conception de l’unité idéologique est erronée, idéaliste et rend en fait l’unité idéologique impossible, car nous le savons tous, les organisations qui se réclament du marxisme-léninisme ont des divergences sur de nombreux problèmes.
Alors, il faut poser la question : faut-il attendre que ces divergences soient résolues pour s’unir dans une seule organisation ?
Ou faut-il s’unir dans une seule organisation pour traiter et résoudre ces divergences ?
Le ROCML pense que la deuxième solution est la plus juste.
Pourquoi pensons-nous que c’est la solution juste ?
Parce que nous sommes convaincus, et l’expérience le prouve que la division organisationnelle nourrit et accentue les divergences au lieu de construire des positionnements justes et uniques. (Et s’ils ne sont pas justes, le bilan, la critique et l’autocritique sont là pour les corriger !)
Nos passés militants différents amènent en effet nos organisations à analyser les évènements et à se positionner dans la pratique de manière unilatérale, partielle, voire partiale.
En fonctionnant sur elles-mêmes elles construisent pour cette raison des positions différentes, contradictoires, voire hostiles, et nourrissent le sectarisme et la division.
Le ROCML est convaincu que dans une seule organisation, chaque question serait examinée de manière plus complète, donc plus scientifique, et que l’application du centralisme démocratique aboutirait à des positionnements uniques, plus justes, et débouchant sur des actions et des campagnes communistes uniques, fortes, visibles et efficaces.
Voilà pourquoi le ROCML poursuit son combat pour l’unification des organisations communistes qui se réclament du marxisme-léninisme et pourquoi il appelle ces organisations et leurs militants à agir dans cette direction.
Mettre l’intérêt supérieur du prolétariat au dessus du « patriotisme » d’organisation, tel est le devoir de chaque communisme.

ROCML le 20 décembre 2009


 


 

LE JOURNAL DU ROCML

N° 1 SEPTEMBRE 2009 :   Lire  Télécharger

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  29 MAI 2009

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Le ROC-ML est né de l'unification des organisations CEL, CMC, AKMarx, de jeunes Marxistes Léninistes de PAU et d’Albi.  Le ROC-ML est, avec l’URCF et la JCML du Rhône, membre du Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France (CNU-MCF)

Adresse électronique du ROC : Roc.ml@laposte.net

Adresse postale : « Les Amis de Karl Marx »

BP 59   6434O BOUCAU

 

 
 
 
 

ELECTIONS PARLEMENTAIRES EUROPEENNES

LE 7 JUIN

NI CAUTION, NI ILLUSION :

LE SEUL CHOIX, C’EST LE BOYCOTT !

L'EUROPE CAPITALISTE est par nature...

 ...réactionnaire :

 Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, les pays capitalistes se sont attachés à forger une machine supranationale pour assurer leur domination économique, politique et militaire sur le monde.

Plan Marshall, Union de l'Europe occidentale, CECA, Alliance Atlantique, Traités de Rome, d'Amsterdam, de Maastricht, de Nice et aujourd'hui, la Constitution européenne sont autant d'étapes de la construction dont les objectifs étaient et demeurent les suivants :

- Faciliter la course aux profits des multinationales, leurs mesures de concentration, de restructuration industrielle et financière et de délocalisation.

- Enfermer, écraser les travailleurs dans un ensemble qui permet au patronat et aux gouvernements, d'invoquer les impératifs européens et mondiaux pour s'opposer aux revendications, pour justifier la casse industrielle et agricole.

- Remettre en cause les conquêtes ouvrières en mettant en concurrence directe les travailleurs des pays aux lois sociales les plus avancées avec ceux des pays retardataires d'Europe et du reste du monde.

- Organiser l'exploitation et la répression anti-ouvrière à l'échelon international.

- Combattre les mouvements de libération nationale ; maintenir et développer l'exploitation coloniale sous d'autres formes y compris par la guerre par l'intermédiaire de l'OTAN.

 

...antisociale et répressive :

L'Union Européenne est antisociale : Son rôle est de faire appliquer dans les pays membres des décisions voulues par le patronat et les multinationales. Dès sa création, la C.E.E. a eu pour fonction d'aménager l'espace pour les transnationales, de faciliter le passage des marchandises et des capitaux à travers les frontières, de faire régner la loi du profit.

Le credo européen « rendre les entreprises plus concurrentielles » vise à abaisser le coût de la main d'œuvre pour les patrons, donc de réduire les rémunérations et le niveau de la protection sociale accroître la flexibilité du travail et la précarité. 

 

Aujourd'hui, il s'agit de faire payer la crise de leur système par les travailleurs.

 

A mesure que le capitalisme va se montrer de plus en plus incapable de répondre à nos besoins (et avec la crise, cette réalité est devenue évidente), c'est là le sort qui nous est dévolu. Que font, dans ce contexte, les syndicats et les partis dits ouvriers ?

 

La C.E.S (Confédération Européenne des Syndicats) est un des rouages du capitalisme international, une organisation de collaboration de classe dont le rôle spécifique est d'appuyer la politique d'intégration dans l'Europe capitaliste.

La démarche qui prétend « démocratiser », œuvrer en faveur « d'autres choix » en se coulant dans le moule existant, livre les travailleurs à l'exploitation capitaliste.

« Pour l'Europe mais contre Maastricht », « l'Europe autrement », « l'Europe sociale », «Pour une autre Europe», toutes ces formules ont pour point commun de discuter des modalités d'application tout en acceptant le principe de l'Europe du capital.

Les forces politiques et syndicales qui se situent sur ce terrain couvrent en réalité les plans de la bourgeoisie, elles accréditent le mythe d'une Europe qui se situerait en dehors des intérêts de classe.

L'union européenne est un espace judiciaire et policier: ébranlés par les secousses de la crise, les états capitalistes renforcent leur autoritarisme. La liquidation du droit d'asile avec la multiplication des extraditions, la libre circulation des polices et des « barbouzes » sont des faits révélateurs.

Sous prétexte de lutte contre le terrorisme nous assistons à l’accélération de la mise en place de cet espace policier.

Mais le but véritable de cet appareil est de traquer les militants d'organisations révolutionnaires, syndicales et politiques n'ayant rien à voir avec le terrorisme mais qui s'opposent à un système économique et social de plus en plus mondialisé et injuste.

A tout moment peut être mis en application le projet de loi européen qui classe sans équivoque comme « terroriste » toute revendication ou mouvement révolutionnaire qui met en cause la constitution en vigueur.

 

...antidémocratique :

 

Le 4 février 2008, les députés et sénateurs français réunis à Versailles (tout un symbole !) ont perpétré un putsch institutionnel sans précédent en avalisant le traité Européen rejeté  par le peuple français.

En 2005, en effet, trompée par ses propres instituts de sondage, forte du consensus droite/ P.S. Social-libéral, la bourgeoisie monopoliste pensait obtenir une ratification massive du traité par les urnes, nullement satisfaire une aspiration de démocratie directe. Cette « erreur » n'aura donc pas été commise deux fois. Le 12 décembre 2008, le Conseil européen a décidé d’annuler le Non au traité de Lisbonne exprimé par les citoyens irlandais six mois plus tôt. Le gouvernement de ce pays s’est plié à cet oukase en promettant d’organiser un second vote à l’automne 2009. Une nouvelle fois, la bourgeoisie capitaliste montre son véritable visage. Sa référence constante à la « démocratie » et au suffrage universel masque sa violation réelle des droits démocratiques quand les résultats électoraux, malgré le conditionnement des médias, ne sont pas conformes à ses vues.

L’Europe des travailleurs ne se fera pas DANS
mais CONTRE les institutions de l’Europe capitaliste !

 

Les structures engendrées par l'impérialisme ne peuvent servir de cadre aux transformations sociales, ni répondre aux aspirations des travailleurs; Elles doivent être rejetées et brisées par les luttes des peuples souverains et solidaires.

Voter c’est se soumettre à une machine à tromper et à écraser les travailleurs et les peuples !

 

Pour s’opposer aux attaques du capital, les travailleurs n’ont qu’une arme : Leurs luttes !

Pour abattre le capital, ils n’ont qu’une solution : La révolution !

 

 

LE 7 JUIN, LE SEUL CHOIX OFFENSIF ET REFLECHI

C’EST LE BOYCOTT DES URNES !