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  ACTUALITES

mis à jour le 27 avril 2010

LE JOURNAL DU ROCML

N° 1 SEPTEMBRE 2009 :   Lire  Télécharger

SUPPLEMENT OCTOBRE 2009 :   Lire  Télécharger

N° 2 DECEMBRE 2009 :   Lire  Télécharger

N°3 SPECIAL PREMIER MAI 2010 Lire  Télécharger


LE ROCML A TENU SON PREMIER CONGRES    

 Le ROCML a tenu son premier Congrès avec succès les 17 et 18 Avril 2010.

Ses travaux, préparés par un travail préalable prolongé, ont permis de réaliser un nouveau pas en avant important dans la construction de l’organisation communiste dont le but est de contribuer à la création du Parti Communiste de France Marxiste Léniniste.

La plus large unité s’est faite sur les documents politiques qui constituent la ligne générale du ROCML.

L’organisation s’est donnée des statuts qui constituent un passage du stade de rassemblement d’organisations à celui d’une organisation fondée sur l’application du centralisme démocratique.

La direction centrale a été élue à l’unanimité des congressistes.

Après ses deux jours de travaux menés avec rigueur, le Congrès s’est conclu dans l’enthousiasme de tous les délégués.

La création du ROCML et le succès de son premier Congrès sont les preuves concrètes qu’il est possible d’unifier les communistes sur la base du marxisme-léninisme même s’ils ont pu avoir et même s’ils ont encore quelques divergences secondaires.

Ce résultat montre que, dès lors que les intérêts du prolétariat sont placés au dessus des réflexes de groupe, une juste ligne dans le traitement des contradictions qui peuvent exister entre communistes permet de les résoudre ou d’avancer dans leur résolution.

La fondation et le renforcement du ROCML ne signifient pas pour autant que nous renoncions à poursuivre la perspective de l’unification des organisations et des communistes qui se réclament du marxisme léninisme dans une seule organisation, le Parti. Nous regrettons que le processus d’unification initié et mis en pratique par le CNU soit actuellement bloqué. Mais nous ne doutons pas que l’immense majorité des communistes marxistes-léninistes aspirent à l’unité et qu’ils trouveront le chemin pour la construire.

VIVE LE MARXISME LENINISME !

VIVE LA REVOLUTION SOCIALISTE !

COMBATTONS L’ESPRIT DE GROUPE !

EN AVANT DANS LA CONSTRUCTION DU PARTI COMMUNISTE DE FRANCE MARXISTE LENINISTE !

 

Le 18 Avril 2010


SALUT DU PREMIER CONGRES

AUX TRAVAILLEURS SANS PAPIERS

EN GREVE POUR LEUR REGULARISATION

 

Réuni en son premier congrès les 17 et 18 avril 2010, le ROCML adresse son salut et son soutien aux milliers d’ouvriers sans papiers de Paris et de sa banlieue en grève depuis plus de six mois pour obtenir leur régularisation.

Ces travailleurs sont exploités par la même classe capitaliste que les autres travailleurs ayant la nationalité française depuis plus ou moins longtemps, ou les travailleurs immigrés régularisés. Mais même sans papiers, ce ne sont pas des étrangers. Ce sont nos frères de classe, chassés de leurs pays par la misère créée par le pillage des richesses de leur sol et de leur sous-sol  par les sociétés dont les capitaux sont français.

Sans papiers, ils sont surexploités et menacés d’expulsion s’ils revendiquent un juste salaire de leur travail et des conditions d’existence humaines.

Cette situation est inacceptable pour ces camarades et elle est défavorable aux intérêts de toute la classe des travailleurs exploités qui doit avoir les mêmes droits si elle veut être forte pour combattre les exploiteurs.

Pour les communistes, le prolétariat est international, et la mondialisation impérialiste ne fait que vérifier et généraliser cette réalité.

Qu’il soit blanc, noir, jaune ou métissé, quelle que soit son origine géographique, ethnique, nationale, culturelle…, un prolétaire est égal à un autre prolétaire.

Quand une classe ouvrière a une composition multinationale, comme c’est le cas en France et dans d’autres pays impérialistes, l’égalité des droits entre tous les travailleurs est un principe fondamental. Les communistes combattent pour ce droit et contre les politiques et les idéologies qui s’y opposent ou qui posent des conditions. La Commune de Paris, la première expérience de pouvoir des travailleurs en France a eu parmi ses dirigeants des hommes et des femmes qui n’étaient pas français.

Camarades sans papiers en grève pour votre régularisation,

Par la justesse de votre lutte, et par votre courage, vous êtes l’honneur de la classe ouvrière de France. Par ses objectifs, cette lutte contient un enjeu de classe élevé qui va au-delà d’une revendication économique. C’est la nature de classe de la société qu’elle met en cause et le pouvoir politique qui vous refuse vos droits.

Vous avez le soutien total et sans condition des communistes du ROCML.

 

VICTOIRE POUR LES SANS PAPIERS EN GREVE !

REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS !
ARRET DES EXPULSIONS !

DROIT DE RESIDENCE SANS CONDITIONS POUR TOUS LES TRAVAILLEURS EMIGRES ET LEURS FAMILLES !

POUR UNE SOCIETE DELIVREE DE L’OPPRESSION, DE L’EXPLOITATION ET DE TOUTES FORMES D’INEGALITES, LE SOCIALISME !

 


Déclaration fondatrice

du ROCML

Trente années d’expansion du capitalisme après la seconde guerre mondiale (1945-début des années 70) ont pu faire croire que le système impérialiste était capable de surmonter ses contradictions sans crises majeures et sans guerres inter-impérialistes. Cette période est terminée. En ce début du XXI ème siècle le système capitaliste mondial est pongé dans une crise profonde. Quels que soient ses efforts pour l’enrayer, le mécanisme de la baisse tendancielle du taux de profit approfondit et aggrave les contradictions fondamentales du capitalisme. Cette loi, inhérente au mode de production capitaliste induit en particulier au dernier stade de ce système, l’impérialisme, une lutte effrénée pour la conquête de nouveaux marchés internationaux, pour l’extension de la masse des profits visant à contrecarrer la baisse de leur taux. Cette rivalité contenue mais de plus en plus explosive entre impérialismes s’est emballée devant les espaces ouverts par la destruction et la liquidation de l’ex-camp socialiste, l’affaiblissement consécutif des luttes de libération nationales et l’émergence de nouveaux impérialismes. Elle conduit aux guerres de reconquête coloniales et à la guerre inter-impérialiste, a une exploitation accrue des travailleurs et des peuples du monde et conduit dans les métropoles impérialistes comme en France à une remise en cause des « acquis »  sociaux  ( salaires, retraites, services publics..) et ouvre une nouvelle période d’exacerbation de la lutte de classe.

La situation des travailleurs

En France La classe ouvrière  se trouve dans une situation difficile. Le prolétariat industriel est affaibli par la destruction des grandes concentrations traditionnelles (sidérurgie, mines, textile..), les délocalisations industrielles et par la transformation des processus de production (informatique, automatisation, nouveaux moyens de communication). La longue domination du révisionnisme l’a dépossédé de ses armes de combat : dégénérescence du Parti communiste,  syndicats dominés par le réformisme et par l’aristocratie ouvrière acquise à la cause du capital et intégration de ceux-ci à l’appareil d’Etat (gestion d’organismes paritaires, mutuelles…). Aujourd’hui, le  prolétariat n’a plus conscience de sa mission historique, et sous la pression permanente de l’idéologie bourgeoise, du réformisme et de la criminalisation du communisme, sa lutte est une lutte défensive économique limitée contre les attaques du capital. Séparé  du communisme qui est la fusion du mouvement ouvrier et du socialisme « le mouvement ouvrier dégénère et s ‘embourgeoise inévitablement. En se cantonnant dans la lutte économique, la classe ouvrière perd son indépendance politique, se traîne à la remorque d’autres partis, trahit la grande devise : l’émancipation de la classe ouvrière doit être l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »[1] . Cette situation fixe les tâches et les objectifs des communistes.

Le rôle des communistes

Arracher par la révolution le pouvoir politique des mains de la classe dominante du mode de production capitaliste et transformer au moyen de ce pouvoir les moyens de production en propriété sociale. Accomplir cet acte voilà la mission historique  du Prolétariat.

Lui donner la pleine conscience des moyens à mettre en œuvre et des conditions à réunir, le guider pour réaliser cette mission historique tel est  le rôle des communistes.

Pour cela les communistes doivent s’organiser en Parti politique armé de la théorie marxiste léniniste, théorie révolutionnaire du prolétariat et unique théorie scientifique qui dévoile les mécanismes fondamentaux sur lesquels  la société capitaliste est bâtie et donc les transformations à réaliser et le moyen de le faire pour parvenir à un degré supérieur d’organisation sociale débarrassée de l’exploitation de l’homme par l’homme, des excès et cataclysmes en tout genre - guerre, famines, crises, écologique – de la société capitaliste.

La situation du mouvement communiste

Aujourd’hui les communistes continuent de subir les conséquences de la grave régression du mouvement communiste international déclenchée par le   XXème congrès du PCUS[2]. La plupart des partis communistes ont disparu ou se sont transformés en partis sociaux-démocrates, en partis de la paix de classe avec la bourgeoisie, en partis du statut- quo capitaliste. En France comme dans de nombreux pays, le prolétariat privé de son parti, désarmé devant l’offensive du capital paye au prix fort cette défaite. Cette régression du mouvement communiste  a conduit à une rupture de la liaison du communisme et du mouvement ouvrier. Les communistes se retrouvent  non organisés ou dispersés dans de multiples organisations sans influence réelle sur les  nouvelles générations ouvrières.

 

Édifier un  véritable Parti communiste

il n’est pas un communiste conséquent qui n’ait conscience que la tâche principale, posée et à résoudre  c’est celle de l’édification du  parti  de la classe ouvrière. En effet, tant qu’ils resteront soit isolés soit  dispersés dans un certain nombre de groupes, les communistes seront objectivement inexistants, impuissants  sur le terrain de la lutte politique de classe, impuissants à gagner au communisme les éléments les plus combatifs et conscients des travailleurs.

 Le Parti doit avoir comme  fondement la théorie marxiste- léniniste élaborée par les grands savants et hommes d’action du prolétariat : Marx, Engels, Lénine, et Staline et reconnue par l’ensemble du mouvement communiste international jusqu’à son éclatement après le XXème congrès révisionniste du PCUS  . Car « …Elle a élucidé la véritable tâche d’un parti socialiste révolutionnaire, qui n’est pas d’inventer des plans de réorganisation de la société, ou de prêcher aux capitalistes et à leurs valets l’amélioration du sort des ou­vriers, ou de tramer des complots, mais d’organiser la lutte de classe du prolétariat et de diriger cette lutte dont le but fi­nal est la conquête du pouvoir politique par le prolétariat et l’organisation de la société socialiste. »[3]

Sans cette théorie l’organisation communiste ne saurait exister et se maintenir en tant qu’organisation communiste, tout communiste attaché à l’idéal communiste reste prisonnier de l’idéologie, des pratiques et des conceptions bourgeoises. Cela implique donc de mener une lutte constante et sans merci  contre les conceptions bourgeoises ou révisionnistes qui dénigrent ou déforment la théorie marxiste-léniniste, contre les tendances opportunistes de droite ou de gauche qui s‘en écartent dans la pratique et qui conduisent à la révision de la théorie marxiste léniniste puis à son abandon. Ensuite, le Parti  doit  être le détachement avancé du prolétariat, son état- major de combat et  regrouper dans ses rangs les éléments les plus conscients de la classe.

 Mais il n’est pas suffisant de réaffirmer notre attachement aux principes d’une manière abstraite et les mettre en avant hors de toute réalité concrète. Il faut en valider  leur justesse  et leur nécessité comme seule réponse aux problèmes posés dans  la pratique par la lutte de classe non pas pour hier, mais pour aujourd’hui et demain.

L’unification des communistes
dans un seul Parti Communiste de France

Pour atteindre cet objectif les communistes doivent s’unir  sur la base du programme maximum des communistes fixant les objectifs stratégiques de la révolution socialiste en France et sur une activité politique commune  répondant aux grands problèmes politiques, économiques et sociaux présents sur la base des intérêts de classe du prolétariat et plus largement des masses de travailleurs.

 Une première étape vers la création du Parti Communiste de France a été franchie par la création du Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France en 2002. En 2009 Le ROC-ML est né du constat par  des organisations membres du CNU[4] que les conditions étaient réunies pour qu’elles s’unifient.

La constitution du ROCML est une première victoire, un premier palier dans le processus d’unification des organisations communistes se réclamant du Marxisme-léninisme.

Mais cela ne suffit pas. Le processus d’unification des communistes marxistes-léninistes n’est pas achevé. Le ROCML affrontera les obstacles dressés pour progresser dans la voie de l’unification dans un Parti Communiste de France Marxiste-léniniste.

 Le ROC-ML appelle les communistes, quelle que soit leur situation, isolés ou organisés, à travailler à élaborer une stratégie et une ligne générale  de la révolution en France, au programme des communistes de France pour réunir  tous les communistes de France dans un véritable Parti communiste révolutionnaire.

                                              

Le 18 avril 2010

LE ROC-ML 

 

[1] Lénine « les objectifs immédiats de notre mouvement » (Œuvres tome 4 )

[2] Des éléments de dégénérescence avaient contaminé le mouvement communiste bien avant le XXème congrès  mais celui-ci donne le signal général de l’offensive générale du révisionnisme dans le bastion du socialisme  et au sein  du mouvement communiste international

[3] Lénine Notre programme Œuvres  t 4

[4] Les organisations suivantes : CEL, CMC, AKAMARX, jeunes des JCMLs d’Albi et de Pau et du Rhône


 

 
 

 ELECTIONS REGIONALES DU 14 MARS 2010

DECLARATION DU ROCML



CES ELECTIONS NE FERONT PAS PROGRESSER LA CAUSE DU PROLETARIAT ET DU PEUPLE.

LA PARTICIPATION DU PCOF (1) ET DU RCC (1) A DES LISTES DE « FRONT DE GAUCHE ELARGI » EST UNE FAUTE POLITIQUE.


La position des communistes marxistes-léninistes vis-à-vis des élections est exprimée dans une déclaration du CNUMCF adoptée à l’unanimité le 6 Janvier 2007

« Selon la théorie marxiste-léniniste vérifiée par l’histoire :

La voie générale, la stratégie de la prise du pouvoir par le prolétariat, c’est le soulèvement violent des masses, l’insurrection dirigée par le parti communiste. Les communistes doivent travailler pour en créer les conditions.

Le prolétariat ne peut pas renverser le pouvoir de la bourgeoisie et s’emparer du pouvoir d’Etat par les élections, que ce soit à la faveur d’une majorité parlementaire ou de toutes autres élections dont les règles sont fixées sous la dictature de la bourgeoisie.
Les élections sont une activité secondaire soumise aux objectifs stratégiques. Elles ne peuvent en aucun cas se substituer à ces objectifs. Le centre de gravité est l’action extraparlementaire pour le pouvoir politique. L’électoralisme et le crétinisme parlementaire ne peuvent que conduire à l’échec et à la dégénérescence des partis communistes et ouvriers.

Cependant, la participation aux élections et à d’autres institutions représentatives bourgeoises n’est pas à exclure de la pratique des communistes. Cette participation peut être utile et même nécessaire selon les conditions objectives concrètes.
Boycott, abstention, bulletin nul ou rouge, présentation de candidats, vote pour des candidats non communistes : la théorie et la pratique marxiste-léniniste n’exclut aucune possibilité à priori, pourvu que la tactique choisie serve les intérêts stratégiques.

La tactique électorale doit donc avoir pour fonction de faire progresser le mouvement révolutionnaire vers ses objectifs stratégiques, en partant des conditions concrètes dans lesquelles se trouvent ce mouvement et le mouvement communiste.
En aucun cas, la tactique définie ne peut ignorer ou aller à l’encontre de ces objectifs. »

La question posée est celle-ci : la tactique de soutien et de participation aux listes dites de « front de gauche élargi » peut-elle faire progresser le mouvement ouvrier ne serait-ce qu’un petit pas dans la voie de la révolution ?
Cela supposerait qu’elle puisse favoriser les tâches des communistes dans la période présente, à savoir :
- Développer les luttes de classes et élever le niveau politique de ces luttes en y diffusant la politique des communistes au niveau des mots d’ordre et des formes de lutte anticapitalistes, en les reliant à la stratégie de la conquête du pouvoir et du socialisme,
- Combattre le réformisme sous sa forme actuelle, l’anti-libéralisme keynésien comme alternative au néo-libéralisme qui fonde les politiques impulsées par les monopoles internationaux,
- Faire reculer l’influence sur les travailleurs des partis réformistes,
- Consolider et faire progresser la conscience politique de la fraction des travailleurs qui en ont fait l’expérience, et ont compris la trahison des directions politiques et syndicales réformistes,
- Rallier à l’organisation communiste les éléments les plus combatifs et les plus avancés politiquement,
- Avancer dans l’unification des communistes marxistes-léninistes dans un seul parti.

A la différence du PCOF et du RCC, le ROCML estime que la tactique de participation-soutien aux listes de « front de gauche élargi » est incapable de donner à ces objectifs ne serait-ce que le commencement d’un début de réalisation. Plus grave, cette tactique va à l’encontre de ces objectifs.
Ainsi en effet, cette tactique dénature l’intervention politique des communistes en la rabaissant au niveau de l’anti-libéralisme et du réformisme keynésien. Nulle part, dans les déclarations publiques du PCOF et du RCC ne figurent les mots capitalisme et socialisme !
Nulle part n’est dénoncée la nature réformiste du P«C»F, du Parti de Gauche et autres colistiers NPA, verts ou autres... Dire la vérité, il est vrai, ce serait affaiblir le « front »…Mieux vaut faire croire pour le succès du « front » que ces alliés défendent les intérêts des travailleurs !
Quant à l’objectif espéré de redonner confiance aux travailleurs, il est manifestement illusoire et paradoxal. Comment en effet ces alliances électorales pourraient-elles reconstruire la confiance des travailleurs alors que des dizaines d’années d’expériences de ce type menées par le P«C»F révisionniste montrent au contraire qu’elles ont contribué à l’échec et au reflux le mouvement ouvrier ?
Une organisation communiste authentique ne peut pas être inconsciente des effets néfastes de cet opportunisme électoral. En persistant dans cette voie, le PCOF et le RCC font reculer la conscience et la force du mouvement ouvrier et populaire, ils entravent la construction d’un véritable parti Communiste Marxiste-léniniste et renforcent les partis réformistes.
Le ROCML désapprouve cette dérive.

Au stade actuel du développement du mouvement communiste organisé, et parce qu’ils sont divisés, les communistes n’ont pas les moyens de participer aux élections selon la théorie marxiste –léniniste, pour les utiliser comme tribune.
Ils n’y parviendront pas d’avantage en réussissant à se faufiler sur un strapontin dans une liste dirigée par ceux qui ont mené depuis de longues années, et qui continuent à mener, la classe ouvrière d’illusions en échecs et à qui en définitive ils n’apporteront que leur caution.

Le combat des communistes est ailleurs : Leur tâche est de gagner au combat et à l’organisation révolutionnaires la fraction avancée de la classe ouvrière en rupture avec le réformisme et ses organisations. Elle est de créer cette rupture. Elle est de construire et de faire grandir l’organisation communiste unifiée, le Parti, l’instrument indispensable pour conduire le prolétariat à la conquête du pouvoir, pour détruire le capitalisme et pour construire le socialisme.
Cela suppose la clarté et exclut toute politique qui efface ou masque les démarcations et qui crée la confusion.

Pour être clair, le ROCML appelle à ne voter pour aucune liste, ni de droite ni de gauche, fût-elle de « front de gauche », élargie ou pas à un figurant avec l’étiquette « marxiste-léniniste ».

RASSEMBLEMENT D’ ORGANISATIONS COMMUNISTES
MARXISTES-LENINISTES
ROCML
10 février 2010

(1) PCOF : Parti Communiste des Ouvriers de France.
RCC : Rassemblement des cercles communistes ( Coordination Communiste 59/62, Cercle Communiste d’Alsace )

 

 
     
 

LA JCML DU RHONE REJOINT LE ROCML !

ci-dessous le communiqué de la  JCML et les deux intervntions du ROCML à leur congrès

Les JCML du Rhône se félicitent de la réussite de leur congrès, réussite qui a dépassé nos espérances. Nous avons pu, au delà des questions strictement internes à notre organisation, discuter entre organisations marxistes léninistes de la question de l'unité. Pour nous, la création du Parti est un combat, une question stratégique. Il passe certes par un travail dans la classe ouvrière pour en dégager des cadres. Mais pour nous, l'unité des différentes organisations marxistes léninistes est cruciale. Elle est conditionnée par une unité idéologique propre à permettre une pratique commune. La volonté d'unité doit être supérieure à l'esprit de cercle.

En cette période globalement de flux du mouvement de masse, de crise du capitalisme, d'offensive de la bourgeoisie, de recul de la sociale démocratie, nous constatons que la question de l'unité se pose dans les organisations, nous en félicitons et les appelons à continuer d'approfondir la question par une unité d'action et des discussions bilatérales ou multilatérales.
En ce qui concerne notre organisation, ce congrès marque un grand pas en avant. L'adoption de nos textes de congrès sanctionne notre ligne politique nettement plus aboutie que lors de notre premier congrès, il y a 3 ans. Ces textes servent de bases politiques à notre organisation, mais nous espérons qu'ils servent de point d'appui à tous les jeunes marxistes-léninistes.

Ils sont la photographie de l'état de notre réflexion politique, réflexion politique qui se doit d'être en approfondissement constant. A ce titre, nous sommes très content des débats francs et ouverts qui ont eu lieu lors du congrès: les critiques constructives des organisations invitées faites sur nos textes et notre pratiques nous permettront de rectifier nos erreurs.

Nous avons demandé notre adhésion au ROC-ML et les interventions du ROC-ML à notre congrès nous ont prouvé la réelle volonté d'unité du ROC-ML avec nous. Le ROC-ML est l'organisation issue du CNU et de son constant déplacement vers la gauche (exclusion de la CC du Nord, de l'Alsace, recul de l'URCF quand à l’objectif du fusion initial). Charge à nous et au ROC-ML de prouver que cette unité est possible.
Nous avons pu exprimer largement notre position sur le maoïsme. Celle-ci a été le fruit de notre travail théorique et pratique. Le Congrès nous a cependant largement confirmé que la question du maoïsme, la question d'une application vivante de celui-ci dans les conditions de notre pays sont des questions qui méritent encore un véritable approfondissement. Celui-ci concerne tous les militants communistes marxistes-léninistes, de même qu'il a été et est toujours l'objet d'un riche débat au sein du Mouvement Communiste International. Nous pensons qu'aucune organisation en France n'a actuellement les moyens de répondre seule à ces questions. Pour nous le maoïsme n'est pas une affaire réglée, c'est une affaire qui commence.
Nous pensons que le programme et la stratégie des communistes doit être collectivement traitée par delà les frontières des organisations, en passant par dessus l'esprit de clocher. C’est la responsabilité des organisations marxistes-léninistes de s’investir dans ce travail.

Le ROC-ML, l'organisation d'unité issue de la fusion d’organisations membres du CNU aura, nous le pensons, un rôle central dans l’unité des communistes, dans le traitement des contradictions pour aboutir à une unité supérieure des marxistes-léninistes.


Cette adhésion transformera nos tâches. Sous la direction du ROC-ML, nous aurons pour tâche de développer les JCML. Cela passe par le développement des JCML nationales (unité des JCML lors d'un congrès national prévu pour le premier semestre, travail théorique et pratique national, création de cellules). Nous nous développerons également localement. Les JCML du Rhône, d'organisation d'avant garde, ont pour tâche de devenir une organisation de masse sous la direction du ROC-ML.


SALUT DU ROCML AU DEUXIEME CONGRES DE LA JCML DU RHONE
(19-20 DECEMBRE 2009)


Camarades,


Au nom du ROCML (Rassemblement d’Organisations Communistes Marxistes Léninistes), je veux d’abord remercier la JCML 69 pour son invitation à participer à son deuxième Congrès. Je voudrais ensuite saluer le Congrès lui-même et le féliciter pour la richesse de ses travaux.
Mais je veux surtout saluer comme une grande victoire de votre organisation et du mouvement communiste en France, la décision votée par le congrès d’adhérer au ROCML.
Avec cette décision, un pas de plus vient d’être franchi dans le processus d’unification des organisations communistes qui se réclament du marxisme-léninisme.
Ce processus, vous le savez, a débuté avec la constitution du CNUMCF (Comité National pour L’Unification du Mouvement Communiste en France). L’activité du CNU, et en particulier les confrontations idéologiques qui s’y sont menées, a permis l’unification organisationnelle d’un certain nombre d’entre elles dans le ROCML. La JCML vient de franchir ce pas. Tous les communistes peuvent s’en féliciter.
Quelques uns penseront peut-être : mais enfin, comment cela est-il possible ? La JCML du Rhône a toujours affiché des tendances maoïstes et le ROCML refuse d’intégrer le maoïsme dans sa base théorique !


Eh bien, nous allons montrer que cela est possible. Oui, il y aura au ROCML des camarades qui pensent que Mao Tsé Toung a enrichi le marxisme-léninisme et d’autres qui ne le pensent pas. Mais nous sommes tous d’accord pour réaliser la révolution en France et pour pratiquer l’internationalisme prolétarien en appliquant le marxisme-léninisme, la théorie que nous ont transmise Marx, Engels, Lénine et Staline, à l’analyse concrète de la situation concrète. Cette théorie, nous la considérons comme nécessaire et suffisante pour tracer la voie de notre révolution. Mais si, pour progresser dans notre pratique révolutionnaire, il s’avère utile d’étudier telle œuvre de Mao, ou d’Enver Hoxha ou de Che Guevarra ou d’autres, nous le ferons. Mais il est clair que le débat théorique n’a de pertinence politique que s’il est lié à la pratique. Sinon, il se ramènerait à une activité abstraite ou la subjectivité prendrait le dessus rapidement sur la démarche scientifique matérialiste historique.
Oui, camarades, nous avons la grande responsabilité de concrétiser avec succès la possibilité d’unir l’ensemble des communistes révolutionnaires de France dans une seule organisation, sur la base du marxisme léninisme appliqué aux conditions concrètes de notre révolution.


AVEC LE ROCML, COMMENCONS A CONSTRUIRE LE PARTI COMMUNISTE MARXISTE-LENINISTE DE FRANCE !

 



CONTRIBUTION DU ROCML AU DEBAT SUR L’UNITE


Pour le ROCML, l’unité idéologique consiste dans la reconnaissance et dans l’application du marxisme-léninisme comme théorie de la conquête et de l’exercice du pouvoir par le prolétariat. Cette théorie a été établie par Marx, Engels, Lénine et Staline, et enrichie par les expériences du socialisme et des luttes de libération nationale, et par les contributions d’autres dirigeants communistes marxistes-léninistes au cours du XXème siècle.
Le ROCML considère que la théorie marxiste-léniniste constitue la base NECESSAIRE ET SUFFISANTE pour que les communistes et les organisations qui s’en réclament soient dans une seule et unique organisation.
Pour d’autres organisations, la reconnaissance du marxisme-léninisme est nécessaire mais non suffisante. Pour elles, l’unité idéologique doit se vérifier aussi et parfois d’abord sur tous les positionnements et pratiques politiques des organisations qui se réclament du marxisme-léninisme.
Pour le ROCML, cette conception de l’unité idéologique est erronée, idéaliste et rend en fait l’unité idéologique impossible, car nous le savons tous, les organisations qui se réclament du marxisme-léninisme ont des divergences sur de nombreux problèmes.
Alors, il faut poser la question : faut-il attendre que ces divergences soient résolues pour s’unir dans une seule organisation ?
Ou faut-il s’unir dans une seule organisation pour traiter et résoudre ces divergences ?
Le ROCML pense que la deuxième solution est la plus juste.
Pourquoi pensons-nous que c’est la solution juste ?
Parce que nous sommes convaincus, et l’expérience le prouve que la division organisationnelle nourrit et accentue les divergences au lieu de construire des positionnements justes et uniques. (Et s’ils ne sont pas justes, le bilan, la critique et l’autocritique sont là pour les corriger !)
Nos passés militants différents amènent en effet nos organisations à analyser les évènements et à se positionner dans la pratique de manière unilatérale, partielle, voire partiale.
En fonctionnant sur elles-mêmes elles construisent pour cette raison des positions différentes, contradictoires, voire hostiles, et nourrissent le sectarisme et la division.
Le ROCML est convaincu que dans une seule organisation, chaque question serait examinée de manière plus complète, donc plus scientifique, et que l’application du centralisme démocratique aboutirait à des positionnements uniques, plus justes, et débouchant sur des actions et des campagnes communistes uniques, fortes, visibles et efficaces.
Voilà pourquoi le ROCML poursuit son combat pour l’unification des organisations communistes qui se réclament du marxisme-léninisme et pourquoi il appelle ces organisations et leurs militants à agir dans cette direction.
Mettre l’intérêt supérieur du prolétariat au dessus du « patriotisme » d’organisation, tel est le devoir de chaque communisme.

ROCML le 20 décembre 2009


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 
  29 MAI 2009

LE SITE INTERNET DE CMC DEVIENT LE SITE DU ROC -ML

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Le ROC-ML est né de l'unification des organisations CEL, CMC, AKMarx, de jeunes Marxistes Léninistes de PAU et d’Albi.  Le ROC-ML est, avec l’URCF et la JCML du Rhône, membre du Comité National pour l’Unification du Mouvement Communiste en France (CNU-MCF)

Adresse électronique du ROC : Roc.ml@laposte.net

Adresse postale : « Les Amis de Karl Marx »

BP 59   6434O BOUCAU

 

 
 
 
 

ELECTIONS PARLEMENTAIRES EUROPEENNES

LE 7 JUIN

NI CAUTION, NI ILLUSION :

LE SEUL CHOIX, C’EST LE BOYCOTT !

L'EUROPE CAPITALISTE est par nature...

 ...réactionnaire :

 Dès la fin de la deuxième guerre mondiale, les pays capitalistes se sont attachés à forger une machine supranationale pour assurer leur domination économique, politique et militaire sur le monde.

Plan Marshall, Union de l'Europe occidentale, CECA, Alliance Atlantique, Traités de Rome, d'Amsterdam, de Maastricht, de Nice et aujourd'hui, la Constitution européenne sont autant d'étapes de la construction dont les objectifs étaient et demeurent les suivants :

- Faciliter la course aux profits des multinationales, leurs mesures de concentration, de restructuration industrielle et financière et de délocalisation.

- Enfermer, écraser les travailleurs dans un ensemble qui permet au patronat et aux gouvernements, d'invoquer les impératifs européens et mondiaux pour s'opposer aux revendications, pour justifier la casse industrielle et agricole.

- Remettre en cause les conquêtes ouvrières en mettant en concurrence directe les travailleurs des pays aux lois sociales les plus avancées avec ceux des pays retardataires d'Europe et du reste du monde.

- Organiser l'exploitation et la répression anti-ouvrière à l'échelon international.

- Combattre les mouvements de libération nationale ; maintenir et développer l'exploitation coloniale sous d'autres formes y compris par la guerre par l'intermédiaire de l'OTAN.

 

...antisociale et répressive :

L'Union Européenne est antisociale : Son rôle est de faire appliquer dans les pays membres des décisions voulues par le patronat et les multinationales. Dès sa création, la C.E.E. a eu pour fonction d'aménager l'espace pour les transnationales, de faciliter le passage des marchandises et des capitaux à travers les frontières, de faire régner la loi du profit.

Le credo européen « rendre les entreprises plus concurrentielles » vise à abaisser le coût de la main d'œuvre pour les patrons, donc de réduire les rémunérations et le niveau de la protection sociale accroître la flexibilité du travail et la précarité. 

 

Aujourd'hui, il s'agit de faire payer la crise de leur système par les travailleurs.

 

A mesure que le capitalisme va se montrer de plus en plus incapable de répondre à nos besoins (et avec la crise, cette réalité est devenue évidente), c'est là le sort qui nous est dévolu. Que font, dans ce contexte, les syndicats et les partis dits ouvriers ?

 

La C.E.S (Confédération Européenne des Syndicats) est un des rouages du capitalisme international, une organisation de collaboration de classe dont le rôle spécifique est d'appuyer la politique d'intégration dans l'Europe capitaliste.

La démarche qui prétend « démocratiser », œuvrer en faveur « d'autres choix » en se coulant dans le moule existant, livre les travailleurs à l'exploitation capitaliste.

« Pour l'Europe mais contre Maastricht », « l'Europe autrement », « l'Europe sociale », «Pour une autre Europe», toutes ces formules ont pour point commun de discuter des modalités d'application tout en acceptant le principe de l'Europe du capital.

Les forces politiques et syndicales qui se situent sur ce terrain couvrent en réalité les plans de la bourgeoisie, elles accréditent le mythe d'une Europe qui se situerait en dehors des intérêts de classe.

L'union européenne est un espace judiciaire et policier: ébranlés par les secousses de la crise, les états capitalistes renforcent leur autoritarisme. La liquidation du droit d'asile avec la multiplication des extraditions, la libre circulation des polices et des « barbouzes » sont des faits révélateurs.

Sous prétexte de lutte contre le terrorisme nous assistons à l’accélération de la mise en place de cet espace policier.

Mais le but véritable de cet appareil est de traquer les militants d'organisations révolutionnaires, syndicales et politiques n'ayant rien à voir avec le terrorisme mais qui s'opposent à un système économique et social de plus en plus mondialisé et injuste.

A tout moment peut être mis en application le projet de loi européen qui classe sans équivoque comme « terroriste » toute revendication ou mouvement révolutionnaire qui met en cause la constitution en vigueur.

 

...antidémocratique :

 

Le 4 février 2008, les députés et sénateurs français réunis à Versailles (tout un symbole !) ont perpétré un putsch institutionnel sans précédent en avalisant le traité Européen rejeté  par le peuple français.

En 2005, en effet, trompée par ses propres instituts de sondage, forte du consensus droite/ P.S. Social-libéral, la bourgeoisie monopoliste pensait obtenir une ratification massive du traité par les urnes, nullement satisfaire une aspiration de démocratie directe. Cette « erreur » n'aura donc pas été commise deux fois. Le 12 décembre 2008, le Conseil européen a décidé d’annuler le Non au traité de Lisbonne exprimé par les citoyens irlandais six mois plus tôt. Le gouvernement de ce pays s’est plié à cet oukase en promettant d’organiser un second vote à l’automne 2009. Une nouvelle fois, la bourgeoisie capitaliste montre son véritable visage. Sa référence constante à la « démocratie » et au suffrage universel masque sa violation réelle des droits démocratiques quand les résultats électoraux, malgré le conditionnement des médias, ne sont pas conformes à ses vues.

L’Europe des travailleurs ne se fera pas DANS
mais CONTRE les institutions de l’Europe capitaliste !

 

Les structures engendrées par l'impérialisme ne peuvent servir de cadre aux transformations sociales, ni répondre aux aspirations des travailleurs; Elles doivent être rejetées et brisées par les luttes des peuples souverains et solidaires.

Voter c’est se soumettre à une machine à tromper et à écraser les travailleurs et les peuples !

 

Pour s’opposer aux attaques du capital, les travailleurs n’ont qu’une arme : Leurs luttes !

Pour abattre le capital, ils n’ont qu’une solution : La révolution !

 

 

LE 7 JUIN, LE SEUL CHOIX OFFENSIF ET REFLECHI

C’EST LE BOYCOTT DES URNES !