Déclaration finale du séminaire international

sur la Révolution en Amérique Latine

Organisée par le Pari Communiste d'Equateur (ML) - Juin 2003

 


 

Comme nous nous approchons du troisième millénaire, en Amérique latine converge et s'exacerbent les grandes contradictions du monde actuel.

  I. L'Amérique Latine supporte le coup principal de la grande crise générale du système capitaliste.

 Le capital financier, les grands monopoles, l'impérialisme, principalement l'impérialisme nord-américain ont planté leurs griffes sur les peuples nations d'Amérique latine et des, les privant de leurs ressources naturelles, exploitant les ouvriers, opprimant les masses et semant désespoir et misère. Ils sont la cause et les bénéficiaires de la crise; ils sont responsables du chômage généralisé, de la faim et la pauvreté.

L'imposition de la politique de néo-libéralisme sous le dictat du FMI, de la Banque mondiale et l'OMC, au travers des décisions de l'OAS, des ordres du Pentagone et du Département d'Etat des Etats-Unis, a aggravé encore plus la situation des masses et la dépendance des pays d'Amérique latine.

Le néo-libéralisme est une politique du capital financier qui essaye de résoudre en sa faveur la crise générale du système capitaliste. Son application en Amérique latine et dans chaque pays, au lieu de résoudre la crise, a contribué à son intensification, augmentant la sur exploitation des travailleurs et des peuples renforçant les chaînes de la dépendance. Pour les masses populaires, le néo-libéralisme est synonyme de chômage, misère, la négation des syndicats et des droits politiques, la privatisation de l'éducation, de la santé, des transport et d'autres services publics; et la mise en place de régimes autoritaires et répressifs. Pour les pays d'Amérique Latine, le néo-libéralisme signifie la désindustrialisation, la destruction massive des forces productives, la dénationalisation de l'économie, l'imposition du marché libre pour les monopoles internationaux et des barrières douanières et commerciales sur les marchés des pays impérialistes.

 

Le néo-libéralisme, introduit par les monopoles, comme une recette magique pour résoudre la crise, comme une mesure pour surmonter la baisse tendancielle du taux de profit, se retourne contre ses propres agents propres, contre les monopoles et se les plonge encore plus profondément dans la crise. La grande expansion et la concentration du capital lancé par les grandes multinationales contiennent un haut composant de capital spéculatif qui renverse le système, qui étend la bulle monétaire, qui punit les ouvriers et les peuples, mais qui expose en même temps ces mêmes monopoles à la menace d'une nouvelle explosion.

La grande expansion et concentration monopoliste, l'écroulement "du socialisme réel" et du social-impérialisme qui était en concurrence avec l'impérialisme Nord-américain, l'apparition de néo-libéralisme, de la révolution scientifique technique ont conduit à un marché capitaliste unique et à la globalisation actuelle du monde. La globalisation, sa validité et sa théorie, ont rendu évident plus que jamais l'internationalisation du capital, sa rapacité et sa politique. En même temps, les monopoles annoncent la disparition de la souveraineté nationale des pays dépendants, tandis que les pays impérialistes forment des coalitions régionales pour défendre leurs intérêts.. Ces changements rendent évident, avec une plus grande force qu'auparavant, le caractère international du prolétariat et la nécessité de l'unité et la coordination dans la lutte des travailleurs et des peuples..

 

  II. L'imposition de néo-libéralisme, dans les divers pays d'Amérique Latine, a suivi des mécanismes et des chemins divers et masqués. Le prolétariat et d'autres couches de travailleurs, les jeunes et les étudiants ont résisté ont mené le combat et subi des défaites temporaires. Le capital ne peut pas détruire la force de travail, qui est le facteur principal dans l'accumulation, pour l'extraction de la plus-value. Nulle part le capital n'a pu supprimer le caractère militant et révolutionnaire du prolétariat et des autres couches de travailleurs ou détruire l'esprit rebelle de la jeunesse. Partout les masses montent au combat, tout d'abord pour résister, mais elles avancent et tôt ou tard que plus tard, elles passeront d'une façon généralisée à l'offensive.

La contradiction entre le caractère social de production et propriété privée de la richesse créée, entre travail et capital, entre le prolétariat et la bourgeoisie, secoue l'Amérique Latine, s'exprimant vigoureusement dans chaque pays et montrant à nouveau le rôle historique du prolétariat comme la classe dirigeante dans le processus d'émancipation sociale.

 

  Ni les dictatures vicieuses, ni les illusions des régimes sociaux démocrates, ni le néolibéralisme, ni les conséquences de la révolution technique scientifique, ni l'offensive anti-communiste n'ont privé le prolétariat de sa véritable nature de classe. Au contraire, ils ont consolidé son caractère de classe, qui est au centre de notre époque, comme le créateur de richesse et ayant les qualités d'une classe progressiste et révolutionnaire. Ces constations ne sont pas la répétition d'un dogme, mais elles sont démontrés dans des faits : Dans la résistance des travailleurs et des peuples contre la politique monétaire dans les grandes batailles de rue qui ont eu lieu dans presque chaque capitale et ville d'Amérique Latine, dans les grèves générales, dans les grèves du secteur public, dans les soulèvements des peuples autochtones et des paysans, dans les luttes de la jeunesse et des étudiants, dans la persistance de la lutte révolutionnaire armée et dans la défaite du gouvernement néoliberal de Bucaran par les masses populaires équatoriennes.

 

  III. Le Néolibéralisme, comme nous l'avons montré, en même temps qu'il renforce les chaînes de l'esclavage salarié et élargit le fossé entre riche et pauvre, entre exploiteurs et exploité et entre le capital et le travail, renforce la dépendance de pays d'Amérique Latine.

 

  Les grandes forces impérialistes, particulièrement l'impérialisme nord-américain, tissent des milliers de fils par lesquels ils maintiennent leur domination économique et en conséquence imposent leur politique expansionniste aux peuples et pays d'Amérique Latine. Les monopoles nord-américains ont établi l'arrière-cour de leur impérialisme en Amérique latine.

 

La globalisation de l'information et des systèmes de communication renforce cette dépendance et signifie un processus de re-colonisation soutenu fortement par les grands monopoles. Les peuples et les nations d'Amérique latine et des caraïbes ne sont pas passifs par rapport à cela; ils résistent et luttent contre les dictats de l'extérieur et contre le fardeau de la dette externe; ils s'opposent au vol de leurs ressources naturelles et aux règles économiques et ajustements internationaux attaquant leur héritage culturel.

 

  En Amérique latine, nous voyons s'exprimer une autre des grandes contradictions de nos temps, celui qui oppose les peuples opprimés et nations à la domination impérialiste.

La conscience et le rejet de la domination étrangère grandissent, l'unité des peuples d'Amérique Latine se développent, des forum et les débats autour de l'unification des forces pour la libération se multiplient, des actions populaires unissent et gagnent en force autour des questions de démocratie et de défense de la souveraineté nationale et contre l'exploitation et l'oppression par les bourgeoisies indigènes.

 

  IV. Les grandes bourgeoisies américaines latines et les grands propriétaires terriens ont manifesté, même plus clairement qu'auparavant, leur caractère déloyal, leur nature de membres et laquais de la domination impérialiste. C'est par leur intermédiaire que la domination par les monopoles est rendue possible. Ils sont directement responsables de la mise en œuvre du néolibéralisme. Ils sont les complices du vol impérialiste; ils sont les acteurs dans la prétendue modernisation et de la privatisation des secteurs stratégiques de l'économie et de services publics, de l'attaque sur les prestations sociales et de la restriction ou l'élimination de la Sécurité sociale.

Les oligarchies d'Amérique latine font partie des groupes monopolistes internationaux, ils constituent des cartels au niveau national et ont en conséquence des contradictions avec d'autres couches de la bourgeoisie. Cela ne peut pas être nié, elles s'expriment dans la lutte politique et économique ayant lieu entre eux. Néanmoins, en général ils sont unis à sur la question du néolibéralisme et la globalisation. Toutes veulent faire partie du monde globalisé. Leurs idées sont basées sur la soit disant modernisation et sur l'aliénation de la souveraineté nationale. Ils se disputent entre eux sous le parapluie de l'impérialiste. Cela fait longtemps temps qu'elles ont perdu leur caractère national et progressiste et se sont transformés en suppôts de la domination étrangère

 

  Cette situation confirme la conception marxiste-léniniste que la bourgeoisie est incapable de diriger la lutte contre la domination impérialiste, pour la défense de souveraineté et l'indépendance nationale.

La grande responsabilité de la lutte pour l'indépendance nationale et contre l'impérialisme appartient au prolétariat et aux peuples. La lutte des peuples d'Amérique Latine pour le progrès social, la liberté et la démocratie, pour la pleine indépendance nationale, est une lutte pour la libération sociale et nationale et anti-impérialiste et pour la révolution démocratique dans un marche ininterrompu vers le socialisme.

Si certains secteurs de la grande bourgeoisie, dans de certaines conditions, prennent des positions nationalistes, c'est seulement une tentative de chantage vers les monopoles, avec le but de renégocier la dépendance ou des positions inspirées par d'autres forces impérialistes dans leurs luttes inter-impérialistes; Ce sont des positions démagogiques qui visent à manipuler les masses avec des revendications patriotiques en vue de les détourner au profit de la grande bourgeoisie .

 

  Nous comme des révolutionnaires ne jouons pas avec ces positions. Nous sommes certains que les peuples avec le prolétariat à leur tête mèneront la lutte pour la libération nationale. Nous ne devons pas perdre de vue; cependant, de la nécessité de tenir compte des contradictions inter-bourgeoises, nous devons travailler à développer une ligne politique correcte d'accords et des compromis pour profiter de ces contradictions dans le processus d'accumulation des forces révolutionnaires.

 

  V. C'est les grands monopoles Nord-américains qui sont hégémoniques dans les pays d'Amérique Latine et des caraïbes. Néanmoins, les visées des Canadiens et des monopoles européens, allemand, anglais, français, russe et les avances du capital financier japonais, a transformé l'Amérique Latine, en particulier dans les dernières années, en un champ de bataille pour l'hégémonie, pour les marchés et pour les zones d'influence.

 Cela signifie que dans notre continent s'expriment brutalement, malgré la globalisation, ou plutôt à cause d'elle, les contradictions inter-impérialiste et les contradictions inter-monopolistes qui caractérise l'époque de l'impérialisme et de crise aigu généralisée du capitalisme.

 

 VI. Le reflux de lutte révolutionnaire, les changements du prolétariat, la révolution et le socialisme qui ont eu lieu il n'y a pas longtemps ne signifient en rien la défaite définitive du socialisme et du communisme.

 

 Quand le Mur et "le socialisme réel" s'est effondré, cela n'a pas été l'écroulement du socialisme et de la révolution, mais plutôt l'écroulement du révisionnisme et la sociale démocratie. Les réformistes et les opportunistes sont tombés de la falaise.

 

  Cependant, certainement, ces événements ont semé la confusion, l'abscence de direction et même la démoralisation dans la lutte du prolétariat et des peuples. Beaucoup de gens de gauche et les révolutionnaires ont baissé leurs drapeaux. Les attaques contre les organisations révolutionnaires et partis marxistes-léninistes ont contribué à leur dispersion, dans certains cas à leurs disparitions, et les ont affaiblis. À présent dans chaque pays à des niveaux différents les forces révolutionnaires et les formations marxistes-léninistes communistes regroupent, ils pensnet leurs blessures; ils recommencent leur combat pour la Révolution et socialisme.

 

Le socialisme, malgré l'impérialisme, la réaction et en dépit des opportunistes et les révisionnistes, vit toujours. IL est le but du prolétariat; la seule vraie alternative au capitalisme.

Cela signifie que la contradiction entre le capitalisme et le socialisme, entre le prolétariat et la bourgeoisie aujourd'hui et demain existe toujours et elle est une des grandes contradictions de notre temps. Cela montre pour nous que nous vivons à l'époque de l'impérialisme et de la révolution de prolétarienne.

Cette situation pose la nécessité que les révolutionnaires travaillent pour unir les grands torrents de la révolution internationale : le prolétariat des pays capitalistes et le mouvement anti-impérialiste des travailleurs et des peuples des pays dépendants.

 VII. Les contradictions fondamentales de l'époque d'impérialisme réaffirment la thèse que les véritables changements passent par la révolution et que seul le socialisme peut mettre fin à la domination capitaliste et à l'exploitation. Le recul subi par le prolétariat nous apprend seulement que le combat est dur, mais qu'il est nécessaire de corriger les erreurs, de surmonter des difficultés, de développer la pensée révolutionnaire, la théorie marxiste-léniniste, qu'il exige le regroupement de nos forces et la volonté de se battre avec plus de détermination.

L'histoire de révolution sociale, les grandes victoires du prolétariat réalisé au cours du siècle passé, les grands sauts en avant réalisés dans la société par les travailleurs pour l'humanité, les grandes défaites même du prolétariat et de socialisme, signifient seulement que la lutte continue.

 VIII. Cuba se dresse victorieux, résistant au blocus impérialiste; les travailleurs et le peuple défendent les acquis de révolution et ils se fortifient à la défense de l'indépendance nationale, joignant leurs forces contre l'offensive impérialiste.

Pour les ouvriers et les peuples du monde et particulièrement pour les masses d'Amérique Latine, pour les patriotes et les révolutionnaires, pour les communistes, la défense de Cuba est un droit et un devoir internationaliste et nous consacrons une partie de nos préoccupations et activités à cette responsabilité.

 

IX. Le combat révolutionnaire armé est vivant en Amérique latine, malgré les écroulements et les déclins de processus différents, malgré la trahison et la reddition par de certains groupes.

Dans tous les pays, les travailleurs et particulièrement la jeunesse se dirigent vers un niveau supérieur dans la confrontation politique; dans les rues les forces oppressantes reçoivent une réponse militante qui ouvre les perspectives pour des processus insurrectionnels.

 

X. La domination impérialiste se renforce sur la base des nouvelles ressources technologiques de communication, par l'interférence culturelle, par la soumission des cultures nationales et des peuples et d'Amérique Latine. L'idéologie impérialisme et de la grande bourgeoisie est érigée en idéologie dominante dans toutes les sphères de la société. Nous, les révolutionnaires, devons faire des efforts pour les masses travaillantes et les jeunes, les nationalités indiennes et les peuples défendant le caractère progressiste de leurs cultures. Nous devons développer une culture nouvelle, démocratique, progressive et révolutionnaire que nous pourrons opposer à la culture réactionnaire et décadente de l'impérialisme, au post-modernisme, nous sommes obligés à développer une culture qui, avec ses idées, donne des impulsions pour l'organisation des masses et à leur combat pour la révolution sociale et nationale.

 

XI. Nous, partis et organisations révolutionnaires invités à ce Premier Séminaire "les Problèmes de la Révolution en Amérique latine", réaffirmons notre détermination à continuer le combat contre le capital et l'impérialisme, à la défense de la souveraineté et pour l'émancipation sociale des masses travailleuses.

Nous sommes sûrs que la reprise du combat social et révolutionnaire, qui traverse tous les pays d'Amérique latine, augmentera, conduira le combat des masses, dans un nouveau torrent révolutionnaire. Nous préparons nos forces pour contribuer à ce combat avec plus de détermination.

Le fait que les mouvements sociaux commencent à à porter ses fruits, la renouveau des peuples indiens et des nations, leur intégration dans le combat social et national, ses avancées, ses victoires partielles, ses difficultés a un effet important et conséquente dans le mouvement social des travailleurs, dans le prolétariat.

Le prolétariat continue à être au centre de l'époque de l'impérialisme; c'est la classe qui est la mieux aguerrie pour le combat, pour accomplir son rôle historique de direction dans la révolution sociale.

"Sans théorie révolutionnaire, il n'y a pas de mouvement révolutionnaire." Les faits ont entièrement confirmé la susdite thèse de Lénine. Les masses travaillantes, les jeunes, les peuples ont ont besoin de connaître les raisons de leur combat pour le mener avec courage. Afin que de telles batailles aient une ligne sûre, qu'ils participent en masse tous ensemble à la révolution sociale, qu'ils jouent leur rôle dans la chute de l'impérialisme, ils doivent être conduits par le parti révolutionnaire du prolétariat.

 

Nous, partis révolutionnaires du prolétariat, avons fait des erreurs, avons eu souvent tort, avons déclinés pour certains, mais nous n'avons pas été détruits. Nous nous sommes édifiés sur les principes du Marxisme-léninisme, sur la connaissance de la réalité économique et sociale où nous travaillons; nous corrigeons nos erreurs et reprenons le combat révolutionnaire. Le présent et le futur de la révolution en Amérique latine et son développement socialiste sera garanti dans la mesure où les masses travailleuses et les partis révolutionnaires du prolétariat, les partis communistes se renforceront et se battront par en conséquence.

Le parti révolutionnaire du prolétariat n'est pas séparé d'autres organisations révolutionnaires. Au contraire, avec ses membres, il contribue à la grande unité des forces populaires, des organisations et révolutionnaires de gauche, qui sont actives en Amérique latine; qui sont des composantes des forces anti-impérialistes, des combattants pour la libération sociale et nationale.

Pour nous, la question ou non de la Révolution ne se pose pas. Nous savons que la Révolution est une question posée que c'est la tâche des générations présentes et nous utilisons toute notre détermination pour l'organiser.

Pour nous, "la révolution ne surgit pas toute prête, il faut l'organiser." La tâche d'organisation n'est pas facile; nous faisons face à des problèmes, à de vieilles et nouvelles questions. Pour discuter de tels problèmes, trouver des réponses et coordonner des activités, nous avons participé à ce Séminaire. L'organisation de la révolution exige l'engagement du prolétariat et les peuples, des révolutionnaires de prolétaire pour penser la révolution, la projeter et le comprendre.

 Les résultats de ces premiers débats nous stimulent, ils renforcent nos capacités de discussion franche et ouverte, ils nous ouvrent de nouvelles perspectives et ils nous posent de nouvelles questions.

 Nous proposons le maintient de cette tribune révolutionnaire de gauche. Nous appelons à une nouvelle rencontre et invitons toutes les organisations du continent, qui posent la question de la révolution, du combat anti-impérialiste, à y participer.

 

Parti Marxiste-Léniniste d'Allemagne

Parti communiste Révolutionnaire d'Argentine.

Parti communiste de Bolivie (M-L).

Parti communiste Révolutionnaire de Brésil.

Parti communiste de Colombie (M-L),

Parti communiste de Colombie (Maoïste).

 Armée nationale de Libération (ELN) de Colombie.

Parti des travailleurs de Corée du Nord.

Parti communiste de Cuba.

Parti communiste du Chili (Action de Prolétaire.)

Parti des Travailleurs de la République dominicaine.

Parti Drapeau rouge du Venezuela.

Parti du Travail de Turquie.

Parti Communiste d'Equateur (M-L).