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INTERVENTION
DU CAMARADE MUHARREM XHAFA |
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Chers
camarades,
Aujourd’hui, le peuple albanais souffre de toutes les plaies du capitalisme, de l’oppression féroce, l’exploitation, le chômage, l’extrême pauvreté, au crime organisé, l’émigration clandestine, la prostitution et toutes autres sortes de trafics.
La propagande de la bourgeoisie, en Albanie, est vulgaire, démagogique et agressive, et elle exerce son influence dans le peuple. C’est pourquoi il existe beaucoup d’illusions et d’ambiguïtés sur l’ordre capitaliste, sur l’impérialisme en général et l’impérialisme américain et ouest-européen en particulier ; celle-ci encourage l’adhésion de l’Albanie à l’OTAN et à l’Union Européenne, l’envoi de troupes militaires en Irak, en Afghanistan, etc… Il est difficile de trouver un Etat plus servile à l’égard des Etats-Unis et de l’Union Européenne que l’Etat albanais et une bourgeoisie en développement plus anti-nationale que la bourgeoisie albanaise.
Le Parti du Travail d’Albanie doit faire face aux situations et aux problèmes qui existent. De fait, il n’a pas une riche expérience du travail révolutionnaire et des luttes dans les conditions du capitalisme. Mais, le Parti du Travail d’Albanie conquiert de plus en plus de confiance au sein du peuple par sa participation aux protestations des masses populaires, même si nous sommes encore peu nombreux, par le soutien modeste qu’il apporte aux mouvements anti- globalisation et anti-impérialistes, à la lutte des peuples dans le monde entier, en particulier ceux de Cuba, de Corée, d’Irak et de Palestine pour défendre et gagner leur liberté et leur indépendance, par sa défense de l’ordre socialiste, par l’analyse des causes et la critique des erreurs qui ont conduit au renversement du socialisme en Albanie, de même qu’en démasquant l’ordre politique, économique et social bourgeois.
Nous avons évoqué cette expérience non pas pour montrer que notre Parti du Travail en a fait sa ligne générale et que nous nourrissons des illusions sur la possibilité de reconquérir le pouvoir d’Etat (la Dictature du Prolétariat) et de rétablir le socialisme par ce moyen, mais pour montrer que ce qui a été accompli dans notre travail avec les masses a constitué un grand soutien pour le renforcement ultérieur de notre Parti et pour son rôle dirigeant. Cette expérience a aussi contribué à rejeter l’opinion selon laquelle nous sommes faibles devant la bourgeoisie, à participer et à mieux organiser les mouvements des masses populaires, à propager les enseignements du marxisme-léninisme et de l’internationalisme prolétarien et à lutter efficacement contre le pouvoir politique bourgeois.
Le Parti du Travail d’Albanie est engagé depuis longtemps dans l’unification du mouvement communiste et des communistes albanais dans un seul parti, sans aucunement en réclamer le rôle dirigeant. Jusqu’à présent, cela n’a pas été possible, pour des raisons subjectives. Ceci est regrettable car les communistes doivent avoir les moyens de résoudre leurs divergences et leurs différences et de prouver dans les faits qu’il est possible de surmonter ce qui les divise en appliquant avec conséquence et conviction les principes et les normes qui régissent la vie et l’activité des partis de type communiste.
En tirant profit également de l’expérience des partis communistes marxistes-léninistes, notre parti porte une attention particulière à la définition d’une tactique et d’une stratégie révolutionnaires ainsi que d’une direction politique juste pour répondre dans l’immédiat et pour l’avenir aux aspirations des masses populaires, pour lutter contre le joug bourgeois et contre l’oppression impérialiste étrangère. Mais nous avons beaucoup à faire, au sein de notre parti, pour mener à bien nos tâches principales dans la période que traverse notre pays, pour connaître nos ennemis et nos alliés extérieurs et intérieurs, pour tracer une limite claire entre les forces progressistes et les ennemis de la révolution, pour définir l’ennemi principal extérieur et intérieur contre qui, comme Staline l’a dit, les coups principaux doivent être portés, sans laisser sur le côté et sans oublier la lutte contre les autres ennemis.
Il est important de ne pas nous en tenir uniquement à l’explication théorique des évènements, mais d’agir efficacement dans la pratique car, comme Lénine nous l’a enseigné, pour éclairer les masses, l’expérience politique de ces masses est, elle aussi, importante. En s’appuyant sur ce point de vue, notre parti travaille :
Premièrement, pour rendre clair que la mission historique de la classe ouvrière n’a pas changé et qu’elle doit être à la tête de la lutte révolutionnaire pour passer du capitalisme au socialisme, et ce bien que la classe ouvrière en Albanie soit dispersée, inorganisée et on ne peut plus réduite.
Quatrièmement,
pour coopérer avec d’autres partis frères sur la base de l’internationalisme
prolétarien. Une telle coopération, bien sûr, sera réalisée dans la
lutte contre les Etats-Unis et l’impérialisme mondial aussi bien que
dans la lutte contre l’opportunisme et le révisionnisme de toutes
couleurs. Tous les partis, grands et petits, anciens ou nouveaux doivent apporter
leur contribution à cette lutte en échangeant leur expérience et en
coordonnant leurs actions et leurs positions politiques et idéologiques. C’est
pourquoi nous apprécions les séminaires comme ceux organisés par le
Parti du Travail de Belgique et d’autres partis communistes auxquels
notre parti a pu participer. Nous
aimerions, bien sûr, participer à beaucoup d’autres activités comme
celle-ci et même en organiser nous-mêmes ; mais en raison de la
situation économique difficile de notre pays et des maigres possibilités
financières de notre parti, cela est impossible actuellement. Néanmoins,
déterminés à contribuer encore plus au renforcement du mouvement
communiste international et à la cause de la révolution, nous continuons
et nous continuerons notre travail à travers tout le territoire de l’Albanie
et nous sommes convaincus d’atteindre des résultats encore plus
importants.
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