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Numéro 2 Septembre 2002 |
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L’appel aux communistes que nous avons lancé le premier Mai a suscité à ce jour un certain nombre de réactions favorables de la part de camarades isolés et de quelques groupes communistes. Tous les camarades organisés ou inorganisés convaincus que l’unité des Communistes de France est nécessaire et urgente pour avancer sur la voie de la création d’un véritable Parti Communiste s’appuyant sur les principes fondamentaux du Marxisme Léninisme, doivent faire converger leurs efforts . « Militant Communiste » apportera sa contribution en offrant ses colonnes au débat nécessaire entre communistes sur les questions fondamentales de la théorie marxiste léniniste et à l’analyse de la situation politique concrète à l’aide de cette théorie. « Militant Communiste »fera connaître et soutiendra sans sectarisme toute position et action favorable à l’Unité des Communistes et plus largement, toute initiative contribuant à redonner conscience à la classe ouvrière d’être la classe ayant la mission historique d’abattre la dictature de la bourgeoisie et de conduire le peuple dans la construction du socialisme. Camarades à vos plumes ! |
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Quelques observations et questions
C'est avant tout l'effondrement de la gauche qui a
permis au chef du Front National de se retrouver face à Chirac. Le recul
important de l'extrême droite lors des législatives constitue un autre
indice qui suscite la question : Existait-il vraiment ( existe-t-il
actuellement) un réel danger fasciste dans ce pays ? |
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B. M. |
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| Parallèlement au PCF, et sous l'impulsion de
ses cadres politiques installés dans l'appareil syndical, la CGT a, elle
aussi opéré un glissement étape par étape vers une ligne réformiste,
à l'opposé du syndicalisme de lutte de classes, anticapitaliste et
révolutionnaire. Les quelques notes de lecture qui suivent permettent de
mesurer le monde qui sé-pare le syndicalisme révolutionnaire de la ligne
néo-réformiste impulsée par les dirigeants actuels de la CGT. « La grève a toujours été l'arme principale du prolétaire. La grève est la manifestation consciente de la lutte de classe. (..) L'efficacité de la grève est toujours conditionnée par la combativité des grévistes. De ce point de vue la grève est une incomparable école de la lutte des classes et elle forme les meilleurs combattants du prolétariat. (..) La violence, c'est le fait social qui résulte de la division en classes et qui ne disparaîtra qu'avec l'extinction des classes. Dès lors, tous les appels hypocrites à des "méthodes plus civilisées" ne font que désarmer la classe ouvrière devant son ennemi, la bourgeoisie armée jusqu'aux dents. Les ouvriers en grève ne peuvent renoncer à la violence collective sans se condamner eux-mêmes à l'impuissance et à la défaite. La grève " des bras croisés" est une bêtise et une faute. Les grévistes, lorsqu'ils regroupent la majorité du personnel, ont raison d'assurer, au besoin par la violence, l'arrêt total de l'entreprise et n e doivent pas permettre à une équipe de jaunes racolés tant bien que mal de briser le mouvement. Cette violence organisée et collective du prolétariat en lutte ne peut s'arrêter devant le fétiche du légalisme. La loi est l'expression de la domination capitaliste, et le prolétariat est en rébellion légitime et permanente contre le capitalisme et ses lois. Au contraire, les grévistes parviennent plus facilement et plus rapidement à leurs fins lorsqu'ils usent de tous les moyens en leur pouvoir, sans s'arrêter aux dommages qui peuvent en résulter pour l'entreprise (…) La grève élève les prolétaires à la conscience de classe plus que ne saurait le faire la simple propagande. Victorieux ou défaits, les ouvriers se rendent compte que le but, le terme de leur lutte ne peut être que la disparition totale du régime d'exploitation capitaliste » Ces lignes ont été écrites par Maurice Thorez dans les Cahiers du bolchevisme, N° 1 Janvier 1930 - Maurice Thorez -Oeuvres Livre deuxième – Tome 1er – 1930- Juin 1931 – Editions sociales 1950 Parcourons maintenant les lignes qui suivent : « Le respect de la "Liberté du travail" pouvait avoir un certain sens à l'époque de l'anarcho-syndicalisme, qui, par la technique des 'minorités agissantes', forçait parfois la volonté des travailleurs. Mais il y a bien longtemps que la pratique de la consultation, préalable au déclenche-ment d'une grève, a rendu cette cause sans objet. (..) Il serait plutôt de l'intérêt de tous que prévale l'esprit de négociation. Personne ne se déclare partisan d'un climat chargé d'orages. La réussite d'une grève ne se mesure pas au pourcentage de grévistes qui y ont participé, mais à ses résultats revendicatifs. Mieux vaut une négociation couronnée de succès par la signature d'un accord positif que l'échec d'une grève largement majoritaire, du moins à ses débuts. (..) En mai 68, de la même manière qu'en 1936, il ne vint à l'esprit de personne de sévir contre les initiatives d'occupation des entreprises en grève. Ni le patronat, ni le gouvernement ne songèrent à poursuivre les syndicats des secteurs privés, publics ou nationalisés, qui prirent la responsabilité d'organiser méthodiquement l'occupation. Il est vrai que nul ne put arguer de la moindre déprédation, de la plus minime négligence d'entretien, de la plus insignifiante manifestation de 'Chienlit' dans les entreprises occupées ». G. Séguy – La Grève 1993 – Ed L'Archipel . D'un côté, dans le cadre d'une stratégie révolutionnaire, Thorez considère en 1930 la grève comme "l'arme principale des prolétaires", "une incomparable école de la lutte des classes", formatrice " des meilleurs combattants du prolétariat" et légitime la violence et les éventuels dom-mages qui peuvent en résulter pour l'entreprise, quand c'est nécessaire. De l'autre, dans le cadre d'une stratégie réformiste, Séguy considère la grève comme « un climat chargé d'orages » dont « personne ne se déclare partisan » ; Il privilégie la négociation et exclut tout recours à la violence et toute atteinte à l'entreprise. C'est clair et pour le moins, ça pose question. |
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| Une initiative à faire connaître, à
soutenir et à développer Comme sur le plan politique, la dispersion et l’isolement affaiblissent le courant syndical qui veut mener le combat syndical sur des positions de lutte de classes résolu-ment anti-capitaliste. Cet isolement entretenu par les directions syndicales réformistes doit être brisé. Les forces syndicales de lutte de classe doivent s'organiser. Un bulletin lancé par des militants syndicalistes « La CGT Lutte de Classe » va dans ce sens. Il se donne pour but de remettre le syndicat sur les rails de la lutte de classe en échangeant les expériences et en aidant à développer le débat au sein de l’organisation. IL établit une ligne de démarcation avec le syndicalisme réformiste et est suffisamment ouvert pour rassembler les syndicalistes de « Lutte de Classe » . Nous publions l'éditorial du premier bulletin : |
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| Nous publions ici un texte de camarades ML
du sud de la France qui rendent hommage à João Amazonas ,dirigeant
historique du Parti Communiste du Brésil (PcdoB), qui vient de s’éteindre
en Mai de cette année à l’âge de 90 ans. Les plus anciens d’entre nous se souviennent du combat intransigeant que le camarade Amazonas mena aux côtés du Parti du travail d’Albanie contre le réformisme et le révisionnisme qui atteint le mouvement communiste international après le 20ème Congrès du PCUS . Sous sa direction le PCdoB en 1962 a été le premier Parti Communiste (qui n’était pas au pouvoir) à rompre avec la ligne révisionniste imposée par la direction du PCUS. Dans les années 1980 il dénonça la politi-que adoptée par Gorbatchev comme une voie de retour de l’URSS au capitalisme. Après la fin de l’URSS, il a œuvré pour l’unité des Partis communistes qui proclamaient leur volonté de maintenir leur identité communiste, le PCdoB ayant été à l’initiative de plusieurs réunions internationales allant dans ce sens. Sous sa direction, le PcdoB a grandi en maturité et expérience en utilisant la théorie marxiste-léniniste comme guide pour son activité politique et théorique. Nous avons pu nous en rendre compte lors du 10è congrès du PCdoB de décembre 2001 auquel nous avons pu assister au côté de plus de 20 délégations de Partis Communistes et organisations révolutionnaires dont le Parti communiste du Vietnam, de Cuba, les FARC et la quasi totalité des PC d’Amérique du Sud. Fort de plus de 200 000 militants actifs, il est en progression constante de 15 % par an. Il a plus de 600 militants élus dans les municipalités du Pays. Il est à la tête de nombreuses organisations de masse créées par le Parti comme La Jeunesse Socialiste ou le mouvement des Femmes mais aussi l’organisation des lycéens, des étudiants, le mouvement Nègre qui lutte contre la ségrégation raciale. Le Parti est présent aussi à la direction de l’unique Confédération Unifiée des syndicats du Brésil. Il est l’un des organisateurs du Forum de Sao Polo contre la mondialisation impérialiste. 880 délégués étaient présents au congrès dont beaucoup de jeunes à l’enthousiasme communicateur. Les intervenants ont durant trois jours fait faire connaître leur expérience de lutte et ont réaffirmé leur attachement au marxisme léninisme et à la révolution socialiste. Les interventions des délégués des Forces Armées révolutionnaires de Colombie, de la Palestine, du Parti communiste d’Israël et de Cuba ont été parmi les moments les plus forts du congrès en soulevant d’énormes vagues d’enthousiasme révolutionnaire. Le 10ème Congrès du marque un saut qualitatif de ce Parti qui s’affirme au Brésil comme un élément moteur dans la lutte contre l’impérialisme américain et pour la souveraineté nationale du Brésil. Il a adopté un programme tactique d’Union des Forces de Gauche en vue des prochaines élections présidentielles basé sur la lutte contre L’impérialisme américain et ses partisans incarné par le président actuel Fernando Henrique. |
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| De la VOIE REVOLUTIONNAIRE au "PASSAGE PACIFIQUE AU SOCIALISME | ||||
| Cette
contribution s’adresse à tous les communistes qui veulent comprendre
pourquoi le PCF n’est plus un véritable Parti Communiste. Cette liquidation du PCF en tant que parti révolutionnaire, catastrophique pour la classe ouvrière, est le résultat de la révision de la théorie marxiste léniniste suivi d'un abandon progressif mais systématique du Marxisme-Léninisme comme base de la ligne politique du Parti, comme arme pour organiser la lutte de classe des travailleurs. |
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Le passage pacifique au socialisme : une révision du marxisme Depuis que le mouvement ouvrier existe, c’est à dire depuis un
siècle et demi, les partisans du socialisme scientifique, les marxistes
révolutionnaires combattent les courants opportunistes qui prétendent qu’il
est possible, en transformant de l’intérieur le système capitaliste au
moyens de réformes successives, de progresser pacifiquement vers le
socialisme. La question de la révolution violente Peut-on passer pacifiquement au socialisme par une suite de réformes
votées par une majorité parlementaire qui en aurait la volonté ? Telle
est la question fondamentale. De la réponse positive ou négative à
cette question dépend la nature du Parti : Révolutionnaire ou pas. De l’engrenage du révisionnisme … La nécessité d’établir des alliances contre le danger du fascisme, dans les années 30, fit commettre au PCF la lourde erreur « d’oublier » dans les faits l’objectif de la révolution socialiste. Même le Front Populaire ne fut pas mis à profit pour s’en appro-cher. De même après la libération, l’existence d’un camp socialiste puissant et les succès électoraux du Parti Communiste (5,5 millions de suffrages, 30 % du corps électoral, 186 députés aux élections légi-slatives de novembre 1946) firent commettre à M. Thorez une autre faute théorique : Il pensa que dans ces conditions, la bourgeoisie n’oserait plus s’opposer par la violence à la prise du pouvoir par la classe ouvrière. Cette situation nouvelle rendait selon lui possible « d’autres chemins que la voie suivie 30 ans plus tôt par les communistes rus-ses ». En clair, un autre chemin que la voie révolu-tionnaire, c’est à dire la voie pacifique, réformiste. C’est dans une interview au journal Le Times, en novembre 1946, qu’il annonça ce tournant théori-que. Dès lors, on commença à enfouir au fond des placards les enseignements de Marx, Lénine et Sta-line. On ne mit plus à l’étude dans les cellules les classiques du Marxisme- Léninisme. Le Parti axa toute sa politique sur la voie électorale. Dans ses textes officiels, le Parti Communiste continua pour-tant encore de considérer la révolution comme une voie possible bien qu’improbable. Dans son rapport au Comité Central du 6 décembre 1968, Waldeck Rochet déclarait : « si l’on peut envisager la possi-bilité d’un passage pacifique au socialisme, cela ne doit pas nous fermer les yeux sur l’autre aspect du problème, à savoir le cas où la bourgeoisie et les forces réactionnaires recourraient à la vio-lence contre la volonté du peuple, ce qui oblige-rait les masses à riposter par la violence popu-laire ». Plus loin, dans son rapport, il affirmait ce-pendant : « Les communistes français orientent résolument toute leur activité ( souligné par nous) pour créer les conditions favorables à un passage pacifique au socialisme » . Cela revenait à dire que dans les faits, on « oubliait » la possibili-té d’un nécessaire recourt à la violence …Au révisionnisme intégral On était déjà loin de la directive de Lénine Contribution de B.M |
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| Nous pensons qu’il est nécessaire pour
les communistes aujourd’hui de tirer les leçons de la dégénérescence
du PCF , en analysant les faits du point de vue du matérialisme
historique afin que le passé serve les luttes à venir. C’est dans ce
but que nous publions une lettre du camarade François Marty ( voir
encadré) que sa compagne nous a fait parvenir . Cette lettre envoyée à Jacques Duclos, le 19 Mars 1956, outre qu’elle touche à la question fondamentale de la ligne politique des communistes à l’égard de la guerre que l’impérialisme français mena contre le peuple algérien, aborde aussi une autre question : La recherche de l’unité électorale avec le PS, dans le cadre de la stratégie d’un passage pacifique et parlementaire au socialisme n’est-elle pas une cause qui a amené le PCF à abandonner les principes communistes ? Dans l’acte politique dont il est question ici, cette recherche de l’unité sans principe, au sommet, n’a-t-elle pas amené le PCF à renier la ligne internationaliste que tout parti communiste doit mettre en œuvre pour soutenir, contre son propre impérialisme ( quel que soit le personnel politique à la tête de l’Etat) les luttes de libération nationale ?. « Militant communiste » remercie la camarade Suzanne Marty d’apporter ce document au débat communiste. |
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| Perpignan le 19 mars 1956 Au camarade Jacques Duclos Cher camarade, Je crois qu'il est de mon devoir de militant de te faire savoir que je ne suis pas d'accord avec le vote du groupe parlementaire en faveur du gouvernement à propos des "pouvoirs spéciaux" pour l'Algérie. Les mesures militaires prévues et prises par le gouverne-ment sont à l'opposé de nos propositions pour l'arrêt des combats par la négociation d'un cessez le feu. Voter dans de telles conditions pour le gouvernement c'est se faire les complices de la poursuite et de l'intensification des opérations de guerre contre le peuple algérien. Ce vote contraire à notre position de principe jette la confusion dans nos rang, trouble nos camarades, les démobilise malgré tous les appels à poursuivre plus que jamais l'action pour un cessez le feu. Moi même, bien que secrétaire départemental du Mouvement de la Paix, je suis dans le désarroi et je n'ai pu entreprendre rien de nouveau depuis le rassemblement du 4 Mars à Perpignan. Les nombreuses conversations que j'ai eues avec des braves gens qui nous comprenaient, dénotent chez ceux-ci une évolution qui est loin de faciliter notre tâche. Ils sont maintenant de l'avis du gouvernement, ils veulent que l'on rétablisse l'ordre. Comment en serait-il autrement alors que les communistes paraissent être aussi de cet avis puisqu'ils font confiance au gouvernement ! De plus ce vote rend notre position difficile en face d'adversaires qui ont beau jeu de dire qu'il ne faut pas gêner l'action du gouvernement pour lequel nous avions voté, chaque fois que demandons la négociation pour un cessez le feu. Telles sont quelques unes des conséquences du vote de confiance pour lequel me semble-t-il 2 justifications seulement sont avancées : La nécessité de ne pas briser l'unité d'action et la nécessité de tout faire pour que le gouvernement ne soit pas prisonnier de la droite. Il me semble qu'en raisonnant ainsi c'est faire dépendre l'unité d'action de l'action parlementaire au lieu de la faire dépendre de l'action à la base. C'est oublier que ce vote risque au contraire de contrarier l'unité d'action là où elle a été réalisée sur la base d'un cessez le feu. C'est sous-estimer les premiers résultats obtenus et qui ont fait que le groupe parlementaire socialiste n'est pas unanime pour la politique de Robert Lacoste et Guy Mollet. C'est oublier que nous pouvons empêcher le gouvernement d'être prisonnier de la droite par une vigoureuse action des masses. C'est oublier l'exemple de la dernière législature (de droite) où l'action des masses a imposé le rejet de la CED, a imposé le renvoi du gouvernement Laniel Bidault (je crois!) qui sabotait la négociation engagée à Genève pour la cessation des combats en Indochine, a imposé un gouvernement de gauche investi pour mener la négociation à bien avant la fin de juillet.54. En réalité les 2 arguments sont si insuffisants que les camarades qui veulent justifier tout de même la décision du groupe parlementaire sont amenés à minimiser l'importance des mesures militaires, feignant de croire que le gouvernement ne va pas intensifier les opérations de guerre, ou bien ils prétendent que notre groupe parlementaire est certainement informé des Intentions du gouvernement qui probablement cherche un contact pour négocier un cessez le feu. Ils mettent alors en avant la rencontre Pineau Nasser, faisant leurs le point de vue des colonialistes qui estiment que la solution du problème algérien n'est pas en Algérie mais au Caire. Cher camarade j'ai tenu à te faire part de mon opinion personnelle et j'espère que tu n'interprètera ma lettre que comme une contribution à la critique nécessaire des décisions prises par les organismes du Parti. Je crois que le Parti gagnerait à ouvrir une large et vraie discussion sur la politique suivie et à suivre, compte tenu que les rapports présentés au 20ième Congrès du Parti de l'URSS ont secoué aussi de nombreux camarades qui voudraient bien savoir ou nous allons. Je pense d'ailleurs que ce ne sera pas facile, nos camarades ayant perdu depuis longtemps l'habitude de dire ce qu'ils pensent et surtout d'es-sayer de penser sur ce qui se décide. Mais je suis persuadé que la discussion vraie, axée sur la vérification par les faits de la justesse ou de la fausseté d'une décision et non sur la recherche de justifications aux décisions prises, redonnerait à l'ensemble du Parti le dynamisme qui lui fait défaut. Bien fraternellement François Marty |
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François
Marty Adhère
au Parti Communiste en 1926. Fondateur du journal du PCF "Le
travailleur catalan". Sous
l'occupation nazie dirige l'école des cadres des officiers F.T.P. du Sud
Ouest. Et sous le pseudonyme du « Commandant Bourgat », il
dirige la libération de la ville de Carcassonne. Membre actif et
dirigeant du Mouvement de la Paix, défenseur
convaincu des acquis de la révolution d'octobre dirigée par
Lénine et Staline, il est exclu du PCF 1963 avec toute sa cellule pour
s'être opposé à l'orientation révisionniste développée par
Khrouchtchev après le 20ème congrès du PCUS.
Il fut l'un des fondateurs en 1964 de la Fédération des Cercles
marxistes léninistes qui devait donner
naissance en décembre 1967 au PCMLF. Après la mort de F. Marty dans un
"accident" de la route en 1971, ce Parti prit ouvertement une
orientation social chauvine s'appuyant sur la théorie
révisionniste chinoise "des trois Mondes", dégénéra,
et disparut dans les années 1980. |
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| Le Havre - 8 juin 2002 – Cher camarade, J’ai bien reçu le N° 1 de votre bulletin dont m’avait déjà parlé le camarade Jean-François du Mans. C’est évidemment satisfaisant de constater que cet Appel aux communistes est un souci partagé par de nombreux camarades. Ce nouvel Appel à aller vers l’unification des communistes en France « à partir de leur idéologie commune, le marxisme-léninisme et de leur combat commun contre l’impérialisme, le capitalisme, le révisionnisme, le réformisme, le trotskisme et pour la révolution socialiste » ne peut que rencontrer mon intérêt et mon accord pour participer à cette démarche salutaire pour les militants. En effet, il y a déjà eu cette tentative du CCML, dernière en date, il y a mainte-nant quelques années (et combien avant elle ?) mais aujourd’hui, la situation est explosive sur l’ensemble de la planète devenue une véritable poudrière et puis, tout va tellement vite, plus vite que nous, qu’il est grand temps d’essayer de nouveau. Parce qu’il est nécessaire de constituer cette organisation ML réellement représentative, ce sont celles existantes, à mon avis, comme VP, le PCOF –pour les plus importantes- qui devraient s’emparer de cet Appel et travailler à cela. En évitant les erreurs du passé, notamment le sectarisme dont beaucoup ont fait preuve. D’ailleurs, c’est une excellente chose que ces deux orgas, cités plus haut, aient été signataires de deux textes récemment sur la question palestinienne et sur la venue de G. BUSH en France. Quant aux isolés, comme moi, tout le travail reste à faire à commencer par la discussion avec d’autres militants (même si au Havre, le militantisme, quel qu’il soit, est considérablement affaibli) et pourquoi pas transformer le bulletin en un Appel à signatures des isolés pour aller rapidement vers une rencontre nationale des signataires ? Pour ma part, j’ai commencé à photocopier le bulletin et à le faire passer à différents camarades. Dans tous les cas, c’est une occasion à saisir et à laquelle, les militants doivent s’accrocher et ne pas se laisser prendre aux pièges qui ne manqueront pas. C’est un premier message aussi, je vous dis à bientôt et vous souhaite bon cou-rage ! Salutations communistes SERGE B. |