Numéro 2                                                                                                      Septembre 2002

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AVANCER SUR LA VOIE DE L'UNITE DES COMMUNISTES


L’appel aux communistes que nous avons lancé le premier Mai a suscité à ce jour un certain nombre de réactions favorables de la part de camarades isolés et de quelques groupes communistes. Tous les camarades organisés ou inorganisés convaincus que l’unité des Communistes de France est nécessaire et urgente pour avancer sur la voie de la création d’un véritable Parti Communiste s’appuyant sur les principes fondamentaux du Marxisme Léninisme, doivent faire converger leurs efforts .

« Militant Communiste » apportera sa contribution en offrant ses colonnes au débat nécessaire entre communistes sur les questions fondamentales de la théorie marxiste léniniste et à l’analyse de la situation politique concrète à l’aide de cette théorie.
« Militant Communiste »fera connaître et soutiendra sans sectarisme toute position et action favorable à l’Unité des Communistes et plus largement, toute initiative contribuant à redonner conscience à la classe ouvrière d’être la classe ayant la mission historique d’abattre la dictature de la bourgeoisie et de conduire le peuple dans la construction du socialisme.

Camarades à vos plumes !

ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES de 2002

Quelques observations et questions

Finalement, que faut-il retenir des dernières élections qui ont occupé le devant de la scène politique française en ce printemps 2002 ?

D'abord, l'alternance gauche-droite a une nouvelle fois fonctionné, c'est son rôle, comme régulateur institutionnel des contradictions sociales et politiques. Certes, il y a eu l'imprévue  ( vraiment imprévisible?) présence de Le Pen au second tour des présidentielles, qui a fait désordre. Mais au final, tout est rentré dans l'ordre de "l'alternance républicaine". Disqualifiés aux yeux d'une masse croissante de travailleurs, d'hommes et de femmes du peuple, de jeunes, dont les conditions d'existence ont régressé durant leurs cinq années de gouvernement, Jospin et la gauche 'plurielle' puis 'unie' ont été battus. Normal.
Profitant d'une situation inespérée, devenue face à Le Pen le "sauveur de la République" après en avoir été le "super menteur", Chirac a été réélu … Et dans son sillage, la droite a gagné les législatives.
C'est ainsi : Electoralement normal. Le pouvoir de la bourgeoisie est intact. Telle est la fonction d e l'alternance Droite-Gauche.

Malgré le scénario inédit (mais géré en bonne entente par les protagonistes de l'alternance) qui a vu la présence de Le Pen au second tour des présidentielles, l'extrême droite n'a pas, si l'on veut être objectif et dépasser les émotions, réalisé la percée dont elle a été créditée par les commentateurs et les discours politiciens alarmistes. Il faut regarder les chiffres.

Entre 1995 et 2002 au premier tour des présidentielles, l'extrême droite (Le Pen + Megret) progresse de 900.000 voix, la Gauche ( PS,PCF,verts.) Perd 3 000.000 d'électeurs et la Droite en perd 3.800.000, l'extrême gauche gagne 1.350.000 voix et le total des abstentions et des votes blancs ou nuls, augmente de 3.150.000.
Entre le 2eme tour des présidentielles 2002 et les législati-ves 2002 ( 1er tour) l’extrême droite enregistre une perte de 2.320.000 voix et passe de 19 % des suffrages à 12% (de 13,5 % à 7,8% des inscrits)

 C'est avant tout l'effondrement de la gauche qui a permis au chef du Front National de se retrouver face à Chirac. Le recul important de l'extrême droite lors des législatives constitue un autre indice qui suscite la question : Existait-il vraiment ( existe-t-il actuellement) un réel danger fasciste dans ce pays ?
Fallait-il que des communistes appellent à voter pour Chirac, le candidat du MEDEF, au nom d'un danger fasciste virtuel, mis en scène, ampli-fié en tout cas, d'une manière inouïe par les médias bourgeois? Avait-on déjà vu la télé décerner des brevets de civisme aux manifestations de lycéens et d'étudiants ?
Ne fallait-il pas plutôt éclairer les travailleurs sur la nature de la démocratie bourgeoise et dénon-cer l'allégeance des partis de gauche à l'égard de ce système, jusqu'à soutenir le candidat du libé-ralisme capitaliste?
Voilà des questions qu'il aurait fallu poser et qu'il faut encore poser, entre communistes, syn-dicalistes et militants anti-capitalistes.

Enfin, et c'est sans conteste le fait le plus positif de ces élections, celui sur lequel nous devons nous appuyer: Des millions d'ouvriers et de gens du peuple ont manifesté leur rejet des partis de la gauche plurielle (PS, PCF, Verts..), des partis de droite et d'extrême droite : Par l’abstention, par le vote blanc ou nul, ou encore par le vote pour les candidats trotskistes perçus à tort (parce que médiatisés comme tels) comme anti-capitalistes,

Il s'agit là d'une situation politique nouvelle porteuse d'un avenir révolutionnaire, si les communistes parviennent à s'unir pour proposer au peuple autre chose qu'une nouvelle "alter-nance" électoraliste qui ne change rien, et s’ ils construisent un programme révolutionnaire pour imposer les exigences des exploités, pour dé-truire le capitalisme et construire une société au service des travailleurs : le Socialisme.

B. M.


A PROPOS DE LA GREVE

Parallèlement au PCF, et sous l'impulsion de ses cadres politiques installés dans l'appareil syndical, la CGT a, elle aussi opéré un glissement étape par étape vers une ligne réformiste, à l'opposé du syndicalisme de lutte de classes, anticapitaliste et révolutionnaire. Les quelques notes de lecture qui suivent permettent de mesurer le monde qui sé-pare le syndicalisme révolutionnaire de la ligne néo-réformiste impulsée par les dirigeants actuels de la CGT.

« La grève a toujours été l'arme principale du prolétaire. La grève est la manifestation consciente de la lutte de classe.
(..) L'efficacité de la grève est toujours conditionnée par la combativité des grévistes. De ce point de vue la grève est une incomparable école de la lutte des classes et elle forme les meilleurs combattants du prolétariat.
(..) La violence, c'est le fait social qui résulte de la division en classes et qui ne disparaîtra qu'avec l'extinction des classes. Dès lors, tous les appels hypocrites à des "méthodes plus civilisées" ne font que désarmer la classe ouvrière devant son ennemi, la bourgeoisie armée jusqu'aux dents.
Les ouvriers en grève ne peuvent renoncer à la violence collective sans se condamner eux-mêmes à l'impuissance et à la défaite. La grève " des bras croisés" est une bêtise et une faute. Les grévistes, lorsqu'ils regroupent la majorité du personnel, ont raison d'assurer, au besoin par la violence, l'arrêt total de l'entreprise et n e doivent pas permettre à une équipe de jaunes racolés tant bien que mal de briser le mouvement.
Cette violence organisée et collective du prolétariat en lutte ne peut s'arrêter devant le fétiche du légalisme. La loi est l'expression de la domination capitaliste, et le prolétariat est en rébellion légitime et permanente contre le capitalisme et ses lois. Au contraire, les grévistes parviennent plus facilement et plus rapidement à leurs fins lorsqu'ils usent de tous les moyens en leur pouvoir, sans s'arrêter aux dommages qui peuvent en résulter pour l'entreprise (…)
La grève élève les prolétaires à la conscience de classe plus que ne saurait le faire la simple propagande.
Victorieux ou défaits, les ouvriers se rendent compte que le but, le terme de leur lutte ne peut être que la disparition totale du régime d'exploitation capitaliste »
Ces lignes ont été écrites par Maurice Thorez dans les Cahiers du bolchevisme, N° 1 Janvier 1930 - Maurice Thorez -Oeuvres Livre deuxième – Tome 1er – 1930- Juin 1931 – Editions sociales 1950

Parcourons maintenant les lignes qui suivent :
« Le respect de la "Liberté du travail" pouvait avoir un certain sens à l'époque de l'anarcho-syndicalisme, qui, par la technique des 'minorités agissantes', forçait parfois la volonté des travailleurs. Mais il y a bien longtemps que la pratique de la consultation, préalable au déclenche-ment d'une grève, a rendu cette cause sans objet.
(..)
Il serait plutôt de l'intérêt de tous que prévale l'esprit de négociation. Personne ne se déclare partisan d'un climat chargé d'orages. La réussite d'une grève ne se mesure pas au pourcentage de grévistes qui y ont participé, mais à ses résultats revendicatifs.
Mieux vaut une négociation couronnée de succès par la signature d'un accord positif que l'échec d'une grève largement majoritaire, du moins à ses débuts.
(..) En mai 68, de la même manière qu'en 1936, il ne vint à l'esprit de personne de sévir contre les initiatives d'occupation des entreprises en grève. Ni le patronat, ni le gouvernement ne songèrent à poursuivre les syndicats des secteurs privés, publics ou nationalisés, qui prirent la responsabilité d'organiser méthodiquement l'occupation. Il est vrai que nul ne put arguer de la moindre déprédation, de la plus minime négligence d'entretien, de la plus insignifiante manifestation de 'Chienlit' dans les entreprises occupées ».
G. Séguy – La Grève 1993 – Ed L'Archipel .

D'un côté, dans le cadre d'une stratégie révolutionnaire, Thorez considère en 1930 la grève comme "l'arme principale des prolétaires", "une incomparable école de la lutte des classes", formatrice " des meilleurs combattants du prolétariat" et légitime la violence et les éventuels dom-mages qui peuvent en résulter pour l'entreprise, quand c'est nécessaire. De l'autre, dans le cadre d'une stratégie réformiste, Séguy considère la grève comme « un climat chargé d'orages » dont « personne ne se déclare partisan » ; Il privilégie la négociation et exclut tout recours à la violence et toute atteinte à l'entreprise.
C'est clair et pour le moins, ça pose question.

 

L.D.C     les cours
35340 La BOUEXIERE
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CGTldc@caramail.com.
Site Internet :

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Une initiative à faire connaître, à soutenir et à développer

Comme sur le plan politique, la dispersion et l’isolement affaiblissent le courant syndical qui veut mener le combat syndical sur des positions de lutte de classes résolu-ment anti-capitaliste. Cet isolement entretenu par les directions syndicales réformistes doit être brisé.
Les forces syndicales de lutte de classe doivent s'organiser.
Un bulletin lancé par des militants syndicalistes « La CGT Lutte de Classe » va dans ce sens.
Il se donne pour but de remettre le syndicat sur les rails de la lutte de classe en échangeant les expériences et en aidant à développer le débat au sein de l’organisation. IL établit une ligne de démarcation avec le syndicalisme réformiste et est suffisamment ouvert pour rassembler les syndicalistes de « Lutte de Classe » . Nous publions l'éditorial du premier  bulletin :

POURQUOI CE BULLETIN ?

Au delà de l'irruption ponctuelle de mouvements sociaux d'ampleur (Hiver 95, Mouvement des Chômeurs 97/98, voire mobilisation de janvier 2001 contre le démantèlement des régimes de retraites), le Mouvement Ouvrier est sur le recul depuis plus de 20 ans : confrontés à l'émiettement du Prolétariat, à la perte des re-pères collectifs avec ses conséquences en terme de désyndicalisation, nous n'avons pas été en capacité de construire une riposte d'ensemble contre les plans de licenciements, la généralisation de la précarité et de la flexibilité, l'offensive globale du patronat (avec l'aval des gouvernements successifs) contre les acquis arrachés au fil des luttes antérieures.
La CGT, quelle que soit l’Histoire de Lutte de Classe dont elle est porteuse, reste engluée dans ce reflux. Alors que dans la foulée du Mouvement de l'hiver 95, elle semblait pou-voir jouer un rôle moteur dans la construction du TOUS ENSEMBLE, notre organisation n'a pas été en mesure de développer une démarche revendicative autrement qu'au coup par coup, ballottée par l'actualité (sinon à la traîne de celle-ci, sans le fil conducteur d`une straté-gie cohérente.
Dans un contexte marqué par la collaboration de certaines organisations syndicales réformis-tes à l'offensive du MEDEF , et par un processus d'intégration croissante des instances syn-dicales dans les structures d'aménagement du système capitaliste, le Mouvement Syndical est aujourd'hui à la croisée des chemins : faute de se donner les moyens de tenir pleinement son rôle d'OUTIL POUR LA LUTTE DE CLASSE, il risque de devenir un instrument pour "faire passer' la politique du grand patronat et de ses alliés. Nous pensons que c’est en reprenant les choses A LA BASE, avec les syndiqués et les Travailleurs en recherche de repères de lute qu`art pourra "faire pencher la balance dans le bon sens".

L'enjeu premier de la période que nous vivons, c`est la recomposition d'une IDENTITÉ DE MASSE ET DE CLASSE DES EXPLOITES, et nous croyons que la CGT se doit d'être un élément moteur pour cette recomposition. I! faut en finir avec les fausses oppositions entre salariés et chômeurs, Travailleurs à statut et précaires, jeunes et retraités, français et Immigrés. Il faut que chaque exploité puisse comprendre que celui ou celle qui est exploité à ses côtés, quelles que soient les différences est un frère de misère et doit devenir un frère de lutte. Outre la nécessaire bataille des idées, la clé de cette démarche, c'est notre capacité à répondre à la question récurrente que nous posent les Travailleurs: A quoi çà sert de lutter ?A quoi çà sert de se syndiquer ... c'est à dire à construire AVEC EUX un outil de lutte capable de leur donner les MOYENS DE REMPORTER DES VICTOIRES CONCRÈTES ET IMMÉDIATEMENT PERCEPTIBLES. C'est croyons-nous, la condition nécessaire à la construction d'un rapport de force global.
La question de l'unité ouvrière reste évidemment cruciale. Il s'agit de prendre en compte l'aspiration des Travailleurs à en finir avec les querelles de boutiques et les volontés d`hégémonie (une O.S. n'est qu'un des lieux du mouvement social) ; mais l'unité n'a de sens que si elle se construit dans le coude à coude des luttes quotidiennes (qui sont, quelle qu`en soit la forme, des luttes de classe). et non dans le cadre d'un consensus "mou" qui dilue les revendications et la nature des enjeux.


A travers ce bulletin, nous, militants de la CGT, ne cherchons pas à apporter une quelconque "bonne parole", mais à ouvrir à d'autres militants CGT, UN LIEU DE DÉBAT (ce n'est pas le seul ! ), fraternel et sans tabou, en phase avec la réalité du terrain des luttes mais capable aussi de prendre en compte l'éclairage qu'apporte l'Histoire sur les questions contemporaines. Cette démarche n'a de sens que si elle débouche sur une dynamique de contribu-tions multiples, OU CHACUN PUISSE ÉTRE PARTIE PRENANTE DE LA RÉFLEXION COLLECTIVE nécessaire pour alimenter la construction dur syndicalisme CGT - fer de lance de la lutte de Classe.


HOMMAGE AU CAMARADE AMAZONAS

Nous publions ici un texte de camarades ML du sud de la France qui rendent hommage à João Amazonas ,dirigeant historique du Parti Communiste du Brésil (PcdoB), qui vient de s’éteindre en Mai de cette année à l’âge de 90 ans.

Les plus anciens d’entre nous se souviennent du combat intransigeant que le camarade Amazonas mena aux côtés du Parti du travail d’Albanie contre le réformisme et le révisionnisme qui atteint le mouvement communiste international après le 20ème Congrès du PCUS . Sous sa direction le PCdoB en 1962 a été le premier Parti Communiste (qui n’était pas au pouvoir) à rompre avec la ligne révisionniste imposée par la direction du PCUS. Dans les années 1980 il dénonça la politi-que adoptée par Gorbatchev comme une voie de retour de l’URSS au capitalisme. Après la fin de l’URSS, il a œuvré pour l’unité des Partis communistes qui proclamaient leur volonté de maintenir leur identité communiste, le PCdoB ayant été à l’initiative de plusieurs réunions internationales allant dans ce sens.
Sous sa direction, le PcdoB a grandi en maturité et expérience en utilisant la théorie marxiste-léniniste comme guide pour son activité politique et théorique. Nous avons pu nous en rendre compte lors du 10è congrès du PCdoB de décembre 2001 auquel nous avons pu assister au côté de plus de 20 délégations de Partis Communistes et organisations révolutionnaires dont le Parti communiste du Vietnam, de Cuba, les FARC et la quasi totalité des PC d’Amérique du Sud.

             Fort de plus de 200 000 militants actifs, il est en progression constante de 15 % par an. Il a plus de 600 militants élus dans les municipalités du Pays. Il est à la  tête de nombreuses organisations de masse créées par le Parti comme La Jeunesse Socialiste ou le mouvement des Femmes mais aussi l’organisation des lycéens, des étudiants, le mouvement Nègre qui lutte contre la ségrégation raciale. Le Parti  est présent aussi à la direction de l’unique Confédération Unifiée des syndicats du Brésil. Il est l’un des organisateurs du Forum de Sao Polo contre la mondialisation impérialiste.

880 délégués étaient présents au congrès dont beaucoup de jeunes à l’enthousiasme communicateur. Les intervenants ont durant trois jours fait faire connaître leur expérience de lutte et ont réaffirmé leur attachement au marxisme léninisme et à la révolution socialiste.

            Les interventions des délégués des Forces Armées révolutionnaires de Colombie, de la Palestine, du Parti communiste d’Israël et de Cuba ont été parmi les moments les plus forts du congrès en soulevant d’énormes vagues d’enthousiasme  révolutionnaire. Le 10ème Congrès du marque un saut qualitatif de ce Parti qui s’affirme au Brésil comme un élément moteur dans la lutte contre l’impérialisme américain et pour la souveraineté nationale du Brésil. Il a adopté un programme tactique d’Union des Forces de Gauche en vue des prochaines élections présidentielles basé sur la lutte contre L’impérialisme américain et ses partisans incarné par le président actuel Fernando Henrique.

Pour nous communistes, marxistes léninistes de France le PcdoB montre que seule la fidélité aux principes fondamentaux du Marxisme Léninisme appliqué à la situation concrète du pays, la rupture d’avec l’opportunisme, le révisionnisme et la social démocratie est l’unique voie  révolutionnaire vers le socialisme.

A lire : Intervention à la réuniuon de Brasilia des Partis Communistes et Organisations Révolutionnaires (10 et 11 février 1992)  J. Amazonas
           
Site du PCdoB : http://www.vermelho.org.br/pcdob/


De la VOIE REVOLUTIONNAIRE au "PASSAGE PACIFIQUE AU SOCIALISME
Cette contribution s’adresse à tous les communistes qui veulent comprendre pourquoi le PCF n’est plus un véritable Parti Communiste.
Cette liquidation du PCF en tant que parti révolutionnaire, catastrophique pour la classe ouvrière, est le résultat de la révision de la théorie marxiste léniniste suivi d'un abandon progressif mais systématique du Marxisme-Léninisme comme base de la ligne politique du Parti, comme arme pour organiser la lutte de classe des travailleurs.

Le passage pacifique au socialisme : une révision du marxisme

Depuis que le mouvement ouvrier existe, c’est à dire depuis un siècle et demi, les partisans du socialisme scientifique, les marxistes révolutionnaires combattent les courants opportunistes qui prétendent qu’il est possible, en transformant de l’intérieur le système capitaliste au moyens de réformes successives, de progresser pacifiquement vers le socialisme.

L’analyse de l’expérience historique, et en particulier de la Commune de paris en 1971, a permis à Karl Marx de démontrer que, pour construire la société nouvelle sans exploitation, il fallait d’abord que le prolétariat détruise l’Etat bourgeois par la révolution violente et instaure un nouveau pouvoir, la dictature du prolétariat.

LENINE, l’éminent dirigeant de la révolution russe, eut l’immense tache politique de démasquer les déviations et révisions du marxisme. Il dénonça en particulier les théoriciens de la voie pacifique au socialisme et les anarchistes opposés à l’Etat de dictature du prolétariat.

En France en 1920, la majorité du Parti Socialiste Français mettait les réformistes déclarés en dé-route au Congrès de Tours. Le départ de ces traîtres à la cause du prolétariat et l’aide importante de l’internationale communiste de Lénine créaient les conditions pour l’existence, en France, d’un Parti révolutionnaire de la classe ouvrière : Le parti Communiste Français, Section française de l’internationale communiste. L’objectif affirmé du Parti était la révolution socialiste et la dictature du prolétariat, la France soviétique.

La question de la révolution violente

Peut-on passer pacifiquement au socialisme par une suite de réformes votées par une majorité parlementaire qui en aurait la volonté ? Telle est la question fondamentale. De la réponse positive ou négative à cette question dépend la nature du Parti : Révolutionnaire ou pas.

Une grande partie de la lutte que mena LENINE contre les révisionnistes de son temps porta sur cette question essentielle.
Dans son célèbre ouvrage « L’Etat et la Révolution », Lénine écrivait : « celui-ci (L’Etat bourgeois) ne peut céder la place à l’Etat prolétarien ( à la dictature du prolétariat) par voie d’extinction », mais seulement, en règle générale, par la révolution violente (..). La nécessité d’inculquer systématiquement aux masses cette idée – et précisément celle-là – de la révolution violente est à la base de toute la doctrine de Marx et d’Engels » . A ceux qui, comme Kautsky, pré-tendaient que le capitalisme monopoleur créait des conditions favorables permettant d’éviter la révolution, Lénine répondait : « L’impérialisme, c’est à dire le capitalisme de monopole, dont la maturité date que du XX ème siècle ( et nous y sommes toujours, NDLR), se distingue, en raison de ses propriétés économiques essentielles, par le minimum de pacifisme et de libéralisme, par le développement maximum et le plus généralisé du militarisme. Ne pas remarquer cela, quant on examine jusqu'à quel point la révolution pacifique est typique ou probable, c’est tomber au niveau du plus vulgaire laquais de la bourgeoisie ». Et Lénine concluait : « Kautsky a besoin de tout cela pour esquiver la révolution violente, pour voiler son reniement envers elle, son passage du côté de la politique ouvrière libérale, c’est à dire du côté de la bourgeoisie ».
La révolution violente fut, après le Congrès de Tours, un principe fondamental du Parti Communiste Français. Pour les communistes, l’insurrection était le point d’aboutissement logique de la lutte des classes . Maurice Thorez écrivait, dans les cahiers du Bolchevisme n°1, janvier 1930 : « Par la grève politique de masse, nous franchirons victorieusement l’étape actuelle et nous préparerons politiquement et organiquement le prolétariat à l’étape ultérieure qui ne pourra être que la lutte directe pour le pouvoir et qui nécessitera l’insurrection armée » (œuvres de M. Thorez, livre deuxième, tome 1, éditions sociales).

De l’engrenage du révisionnisme …

La nécessité d’établir des alliances contre le danger du fascisme, dans les années 30, fit commettre au PCF la lourde erreur « d’oublier » dans les faits l’objectif de la révolution socialiste. Même le Front Populaire ne fut pas mis à profit pour s’en appro-cher. De même après la libération, l’existence d’un camp socialiste puissant et les succès électoraux du Parti Communiste (5,5 millions de suffrages, 30 % du corps électoral, 186 députés aux élections légi-slatives de novembre 1946) firent commettre à M. Thorez une autre faute théorique : Il pensa que dans ces conditions, la bourgeoisie n’oserait plus s’opposer par la violence à la prise du pouvoir par la classe ouvrière. Cette situation nouvelle rendait selon lui possible « d’autres chemins que la voie suivie 30 ans plus tôt par les communistes rus-ses ». En clair, un autre chemin que la voie révolu-tionnaire, c’est à dire la voie pacifique, réformiste. C’est dans une interview au journal Le Times, en novembre 1946, qu’il annonça ce tournant théori-que. Dès lors, on commença à enfouir au fond des placards les enseignements de Marx, Lénine et Sta-line. On ne mit plus à l’étude dans les cellules les classiques du Marxisme- Léninisme. Le Parti axa toute sa politique sur la voie électorale. Dans ses textes officiels, le Parti Communiste continua pour-tant encore de considérer la révolution comme une voie possible bien qu’improbable. Dans son rapport au Comité Central du 6 décembre 1968, Waldeck Rochet déclarait : « si l’on peut envisager la possi-bilité d’un passage pacifique au socialisme, cela ne doit pas nous fermer les yeux sur l’autre aspect du problème, à savoir le cas où la bourgeoisie et les forces réactionnaires recourraient à la vio-lence contre la volonté du peuple, ce qui oblige-rait les masses à riposter par la violence popu-laire ». Plus loin, dans son rapport, il affirmait ce-pendant : « Les communistes français orientent résolument toute leur activité ( souligné par nous) pour créer les conditions favorables à un passage pacifique au socialisme » . Cela revenait à dire que dans les faits, on « oubliait » la possibili-té d’un nécessaire recourt à la violence

…Au révisionnisme intégral

On était déjà loin de la directive de Lénine
« d’inculquer systématiquement cette idée et précisément celle-là – de la révolution violente ». Mais la direction du PCF est allée encore bien plus loin, ensuite, dans son abandon du marxisme. La théorie du Parti impulsée par des intellectuels comme Boccara et Herzog, et diffusée par la direction, devint la suivante : il est possible de l’intérieur même du régime capitaliste, de grignoter des pouvoirs (dans les entreprises, les administrations, etc.) . C’est l’accumulation de ces petits pouvoirs pris à la bourgeoisie qui créerait progressivement un Etat de type nouveau, démocratique, autogestionnaire,…
Dans cette optique complètement réformiste, « tout recul du capitalisme est un pas vers le socialisme », on pourrait introduire le socialisme par doses, sans détruire d’abord l’Etat bourgeois !
Voici à ce propos, ce que G. Marchais écrit dans son rapport au XXV° Congrès du PCF. (L’Humanité du 7 Février 1985 p 9) :
« Avec la décentralisation, la participation des travailleurs aux responsabilités à tous les niveaux, nous cherchons la voie de ce dépérissement progressif de l’Etat dont parlaient les fondateurs du marxisme » ! Et plus loin, il précise la méthode : « Dans chaque entreprise, la lutte pour l’emploi ne peut trouver sa pleine efficacité qu’en abordant les problèmes de gestion et de financement, la nature des choix technologiques, des investissements, des possibilités réelles du marché, les moyens d’établir des coopérations inter-entreprises, en bref en montrant qu’on peut produire autrement, et dans une logique de développement plus humain ( ?) Et on pourrait tenir le même raisonnement pour tous les problèmes (souligné par nous) actuellement posés»

Décidément, on ne peut pas falsifier davantage le marxisme-léninisme. Lénine a répondu depuis longtemps à ce genre de « nouveautés ». Au sujet du « dépérissement de l’Etat », il répond d’une manière magistrale dans l’Etat et la Révolution :
« Cette extinction (..) Engels la rapporte sans ambiguïté possible à l’époque consécutive à la prise de possession des moyens de production par l’Etat, c’est à dire consécutive à la révolution socialiste ».

Quant à la théorie de la « participation des travailleurs à la gestion », Lénine affirme : « Rabotchaîa Mysl (un journal réformiste de Russie, NDLR) parle sérieusement du passage de la production sous la direction sociale des ouvriers, ou sous l’adinistration d’un pouvoir démocratisé par leur participation active aux services chargés d’examiner les affaires de toutes sortes concernant les fabriques et les usines, aux tribunaux d’arbitrage, aux différentes assemblées, commissions et conférences chargées d’élaborer la législation du travail, par la participation des ouvriers à l’administration publique, et, enfin, à l’assemblée générale des représentants du pays. Ainsi, les rédacteurs de Rabotonaïa Mysl estiment que le seul socialisme ouvrier est celui qui peut être réalisé par la voie pacifique, la voie révolutionnaire étant exclue. Rétrécir ainsi le socialisme et le réduire à un vulgaire libéralisme bourgeois, c’est faire de nouveau un énorme pas en arrière ……

Certes, la classe ouvrière préférerait prendre le pouvoir par des moyens pacifiques ; mais renoncer à la prise du pouvoir par la voie révolutionnaire serait une folie de la part du prolétariat, du point de vue théorique comme du point de vue politique et pratique ».
Plus loin Lénine conclut : « Borner l’action du prolétariat en tout état de cause, à la seule ‘démocratisation’ pacifique, c’est, répétons-le, rétrécir et avilir d’une façon tout à fait arbitraire la notion de socialisme ouvrier » (« un mouvement rétrograde dans la social-démocratie russe », fin 1899).
Concluons
La théorie du passage pacifique au socialisme ou progressif au socialisme ne peut être considérée comme une théorie marxiste, c’est au contraire une théorie anti-marxiste, anti-léniniste. Elle ne peut que semer des illusions dans la tête des travailleurs et conduit tout Parti communiste dans la voie du réformisme.

Contribution de B.M


CONTRIBUTION A L'ANALYSE CRITIQUE DU PCF

Nous pensons qu’il est nécessaire pour les communistes aujourd’hui de tirer les leçons de la dégénérescence du PCF , en analysant les faits du point de vue du matérialisme historique afin que le passé serve les luttes à venir. C’est dans ce but que nous publions une lettre du camarade François Marty ( voir encadré) que sa compagne nous a fait parvenir .
Cette lettre envoyée à Jacques Duclos, le 19 Mars 1956, outre qu’elle touche à la question fondamentale de la ligne politique des communistes à l’égard de la guerre que l’impérialisme français mena contre le peuple algérien, aborde aussi une autre question : La recherche de l’unité électorale avec le PS, dans le cadre de la stratégie d’un passage pacifique et parlementaire au socialisme n’est-elle pas une cause qui a amené le PCF à abandonner les principes communistes ?
Dans l’acte politique dont il est question ici, cette recherche de l’unité sans principe, au sommet, n’a-t-elle pas amené le PCF à renier la ligne internationaliste que tout parti communiste doit mettre en œuvre pour soutenir, contre son propre impérialisme ( quel que soit le personnel politique à la tête de l’Etat) les luttes de libération nationale ?.
« Militant communiste » remercie la camarade Suzanne Marty d’apporter ce document au débat communiste.

Perpignan le 19 mars 1956
Au camarade Jacques Duclos

Cher camarade,

Je crois qu'il est de mon devoir de militant de te faire savoir que je ne suis pas d'accord avec le vote du groupe parlementaire en faveur du gouvernement à propos des "pouvoirs spéciaux" pour l'Algérie. Les mesures militaires prévues et prises par le gouverne-ment sont à l'opposé de nos propositions pour l'arrêt des combats par la négociation d'un cessez le feu.
Voter dans de telles conditions pour le gouvernement c'est se faire les complices de la poursuite et de l'intensification des opérations de guerre contre le peuple algérien. Ce vote contraire à notre position de principe jette la confusion dans nos rang, trouble nos camarades, les démobilise malgré tous les appels à poursuivre plus que jamais l'action pour un cessez le feu. Moi même, bien que secrétaire départemental du Mouvement de la Paix, je suis dans le désarroi et je n'ai pu entreprendre rien de nouveau depuis le rassemblement du 4 Mars à Perpignan.
Les nombreuses conversations que j'ai eues avec des braves gens qui nous comprenaient, dénotent chez ceux-ci une évolution qui est loin de faciliter notre tâche. Ils sont maintenant de l'avis du gouvernement, ils veulent que l'on rétablisse l'ordre. Comment en serait-il autrement alors que les communistes paraissent être aussi de cet avis puisqu'ils font confiance au gouvernement !
De plus ce vote rend notre position difficile en face d'adversaires qui ont beau jeu de dire qu'il ne faut pas gêner l'action du gouvernement pour lequel nous avions voté, chaque fois que demandons la négociation pour un cessez le feu.
Telles sont quelques unes des conséquences du vote de confiance pour lequel me semble-t-il 2 justifications seulement sont avancées : La nécessité de ne pas briser l'unité d'action et la nécessité de tout faire pour que le gouvernement ne soit pas prisonnier de la droite. Il me semble qu'en raisonnant ainsi c'est faire dépendre l'unité d'action de l'action parlementaire au lieu de la faire dépendre de l'action à la base. C'est oublier que ce vote risque au contraire de contrarier l'unité d'action là où elle a été réalisée sur la base d'un cessez le feu. C'est sous-estimer les premiers résultats obtenus et qui ont fait que le groupe parlementaire socialiste n'est pas unanime pour la politique de Robert Lacoste et Guy Mollet. C'est oublier que nous pouvons empêcher le gouvernement d'être prisonnier de la droite par une vigoureuse action des masses. C'est oublier l'exemple de la dernière législature (de droite) où l'action des masses a imposé le rejet de la CED, a imposé le renvoi du gouvernement Laniel Bidault (je crois!) qui sabotait la négociation engagée à Genève pour la cessation des combats en Indochine, a imposé un gouvernement de gauche investi pour mener la négociation à bien avant la fin de juillet.54. En réalité les 2 arguments sont si insuffisants que les camarades qui veulent justifier tout de même la décision du groupe parlementaire sont amenés à minimiser l'importance des mesures militaires, feignant de croire que le gouvernement ne va pas intensifier les opérations de guerre, ou bien ils prétendent que notre groupe parlementaire est certainement informé des

Intentions du gouvernement qui probablement cherche un contact pour négocier un cessez le feu. Ils mettent alors en avant la rencontre Pineau Nasser, faisant leurs le point de vue des colonialistes qui estiment que la solution du problème algérien n'est pas en Algérie mais au Caire.
Cher camarade j'ai tenu à te faire part de mon opinion personnelle et j'espère que tu n'interprètera ma lettre que comme une contribution à la critique nécessaire des décisions prises par les organismes du Parti. Je crois que le Parti gagnerait à ouvrir une large et vraie discussion sur la politique suivie et à suivre, compte tenu que les rapports présentés au 20ième Congrès du Parti de l'URSS ont secoué aussi de nombreux camarades qui voudraient bien savoir ou nous allons. Je pense d'ailleurs que ce ne sera pas facile, nos camarades ayant perdu depuis longtemps l'habitude de dire ce qu'ils pensent et surtout d'es-sayer de penser sur ce qui se décide. Mais je suis persuadé que la discussion vraie, axée sur la vérification par les faits de la justesse ou de la fausseté d'une décision et non sur la recherche de justifications aux décisions prises, redonnerait à l'ensemble du Parti le dynamisme qui lui fait défaut.
Bien fraternellement
François Marty

François Marty
1904 - 1971

Adhère au Parti Communiste en 1926. Fondateur du journal du PCF "Le travailleur catalan".

Sous l'occupation nazie dirige l'école des cadres des officiers F.T.P. du Sud Ouest. Et sous le pseudonyme du « Commandant Bourgat », il dirige la libération de la ville de Carcassonne. Membre actif et dirigeant du Mouvement de la Paix, défenseur  convaincu des acquis de la révolution d'octobre dirigée par Lénine et Staline, il est exclu du PCF 1963 avec toute sa cellule pour s'être opposé à l'orientation révisionniste développée par  Khrouchtchev après le 20ème congrès du PCUS.  Il fut l'un des fondateurs en 1964 de la Fédération des Cercles marxistes léninistes qui devait  donner naissance en décembre 1967 au PCMLF. Après la mort de F. Marty dans un "accident" de la route en 1971, ce Parti prit ouvertement une orientation social chauvine s'appuyant sur la théorie  révisionniste chinoise "des trois Mondes", dégénéra, et disparut dans les années 1980.

CORRESPONDANCE

Le Havre - 8 juin 2002 –
Cher camarade,

J’ai bien reçu le N° 1 de votre bulletin dont m’avait déjà parlé le camarade Jean-François du Mans. C’est évidemment satisfaisant de constater que cet Appel aux communistes est un souci partagé par de nombreux camarades.
Ce nouvel Appel à aller vers l’unification des communistes en France « à partir de leur idéologie commune, le marxisme-léninisme et de leur combat commun contre l’impérialisme, le capitalisme, le révisionnisme, le réformisme, le trotskisme et pour la révolution socialiste » ne peut que rencontrer mon intérêt et mon accord pour participer à cette démarche salutaire pour les militants.
En effet, il y a déjà eu cette tentative du CCML, dernière en date, il y a mainte-nant quelques années (et combien avant elle ?) mais aujourd’hui, la situation est explosive sur l’ensemble de la planète devenue une véritable poudrière et puis, tout va tellement vite, plus vite que nous, qu’il est grand temps d’essayer de nouveau.
Parce qu’il est nécessaire de constituer cette organisation ML réellement représentative, ce sont celles existantes, à mon avis, comme VP, le PCOF –pour les plus importantes- qui devraient s’emparer de cet Appel et travailler à cela. En évitant les erreurs du passé, notamment le sectarisme dont beaucoup ont fait preuve. D’ailleurs, c’est une excellente chose que ces deux orgas, cités plus haut, aient été signataires de deux textes récemment sur la question palestinienne et sur la venue de G. BUSH en France.
Quant aux isolés, comme moi, tout le travail reste à faire à commencer par la discussion avec d’autres militants (même si au Havre, le militantisme, quel qu’il soit, est considérablement affaibli) et pourquoi pas transformer le bulletin en un Appel à signatures des isolés pour aller rapidement vers une rencontre nationale des signataires ?
Pour ma part, j’ai commencé à photocopier le bulletin et à le faire passer à différents camarades.
Dans tous les cas, c’est une occasion à saisir et à laquelle, les militants doivent s’accrocher et ne pas se laisser prendre aux pièges qui ne manqueront pas.
C’est un premier message aussi, je vous dis à bientôt et vous souhaite bon cou-rage ! Salutations communistes SERGE B.