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| Numéro
1
Mai 2002 |
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Ce bulletin est publié en direction des militants communistes.
Notre but n’est pas de créer un énième groupe prétendant détenir la
légitimité communiste. Il est de contribuer à l’unification des
communistes en France à partir de leur idéologie commune le Marxisme
Léninisme et de leur combat commun contre l’impérialisme, le
capitalisme, le révisionnisme, le réformisme, le trotskisme et pour la
révolution socialiste.
Notre but est de contribuer à la construction d’un seul et véritable
Parti Communiste.
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Le premier tour de scrutin des élections
présidentielles a marqué l’effondrement du Parti Communiste
Français. Ce parti ayant renoncé à ses objectifs
révolutionnaires a cessé d’être le parti DE la classe
ouvrière et du peuple de France laissant la voie libre à la
pénétration de l’influence de l’extrême droite dans les
rangs des travailleurs et du peuple . Cette déroute a des causes
profondes qui ne datent pas d’hier et que les communistes vont
devoir analyser avec courage et lucidité. Elle met dans l’immédiat
les vrais communistes devant la responsabilité historique de
reconstruire un Parti Communiste digne de ce nom. Elle donne à l’APPEL
AUX COMMUNISTES publié dans ce bulletin toute son actualité et
toute sa gravité. |
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APPEL AUX COMMUNISTES |
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SURMONTER LES DIVISIONS
POUR COMBATTRE LE CAPITALISME ET L’IMPERIALISME |
A l’échelle internationale l’impérialisme écrase les peuples pour
étendre et renforcer toujours plus sa domination mais aussi partout où
son hégémonie est contestée, partout où ses intérêts « vitaux »
sont contrariés.
De même, dans les pays capitalistes et impérialistes d’Europe, les
bourgeoisies dictent leur loi.
La politique économique et sociale de la bourgeoisie capitaliste et
impérialiste française s’applique selon ses volontés immédiates et
ses plans à plus ou moins long terme. Toutes les restructurations visant
à accroître la rentabilité financière des entreprises capitalistes
sont réalisées. Tous les plans sociaux (en vérité anti-sociaux)
finissent par être imposés, après quelques aménagements minimes pour
donner le change aux travailleurs. Les lois, les tribunaux entérinent.
La réglementation et les statuts du travail, qui furent les freins à la
brutalité de l’exploitation sont battus en brèche. La flexibilité, la
mobilité, la précarité, l’annualisation du temps de travail, qui
furent longtemps des objectifs affichés du MEDEF ( et du CNPF avant lui)
sont entrés dans les faits. Parfois à la faveur de lois faussement
progressistes comme la loi Aubry sur les 35 heures.
Les salaires sont verrouillés, les formations et les diplômes
dévalorisés (emploi-jeunes, aides éducateurs payés au SMIC avec Bac +
2 …) Le système des retraites est ouvertement remis en cause, après
avoir porté, dans le privé, le temps de cotisation à 40 annuités.
Les services publics (PTT, EDF-GDF, SNCF, EDUCATION NATIONALE, HOPITAL
PUBLIC) qui furent pendant près d’un demi-siècle une garantie pour que
les besoins fondamentaux éducatifs, sociaux et sanitaires de la
population soient assurés, tombent progressivement dans le champ d’action
du capital privé et sont soumis aux lois du profit et de la concurrence.
Ainsi s’applique avec arrogance la dictature de la bourgeoisie
capitaliste.
Le camp capitaliste et impérialiste impose brutalement sa domination
pour quelques raisons essentielles
D’abord, fondamentalement parce qu’il possède les moyens de
production et que cette propriété lui donne le droit d’en disposer
comme bon lui semble selon ses intérêts.
Ce droit est garanti par la constitution, les lois, les tribunaux et l’appareil
militaire de l’Etat.
Ensuite, et cela est tout aussi essentiel, parce que les gouvernements
capitalistes et impérialistes successifs de France comme d’Europe
disposent de façon sûre et continue des commandes politiques du pays
grâce aux mécanismes éprouvés de l’alternance « démocratique »
bourgeoise, droite-gauche.
Avec ce système, selon le degré d’opposition du peuple à la politique
du capital, la droite et la gauche gouvernent à tour de rôle. La droite
exécute ouvertement les volontés du capital au nom des profiteurs du
système, et la gauche plurielle applique ces mêmes volontés, mais en
donnant l’illusion que qu’elle agit au nom et pour les travailleurs,
avec des méthodes et des discours qui en troublent la visibilité.
L’alternance droite-gauche permet ainsi à la bourgeoisie de traverser
les conflits sociaux et politiques, les crises conjoncturelles ou
structurelles, assurée que, de toutes façons, c’est toujours la Bourse
qui tracera la politique des gouvernements successifs. Un parti qui ne s’engage
pas à respecter cette règle du jeu « démocratique » bourgeois a peu
de chances de participer à un gouvernement en France comme en Europe et
aucune d’y rester, s’il en entrave l’application.
Le camp capitaliste et impérialiste tire sa force du fait que la
classe ouvrière est aujourd’hui affaiblie et avec elle, le peuple dans
son ensemble.
Affaiblie parce qu’une partie importante des ouvriers et des
travailleurs est directement détournée du combat anti-capitaliste par
les organisations politiques et syndicales réformistes ( PS, CFDT, FO…)
Affaiblie, parce que le PCF a abandonné l’objectif de la destruction du
capitalisme, de la construction d’une société socialiste et qu’il n’a
plus à proposer aujourd’hui qu’une sorte de capitalisme réformé,
plus social, « à visage humain ». Ce Parti a cessé d’être
communiste, s’est « muté » en aile gauche de la social-démocratie, a
entraîné dans sa dérive la CGT et semé le défaitisme et la confusion
parmi les travailleurs. Seul un parti communiste révolutionnaire à la
tête d’un mouvement ouvrier anti-capitaliste et anti-impérialiste
puissant et uni peut contrer l’offensive de la bourgeoisie impérialiste
en France.
La classe ouvrière est également affaiblie parce que les communistes qui
ont entrepris de combattre le révisionnisme et le réformisme du PCF sont
divisés et dispersés.
Ce combat, commencé depuis de nombreuses années concerne à présent de
très nombreux militants communistes, organisés en groupes locaux,
régionaux, nationaux, les autres isolés, dispersés.
Notre conviction est que, quels que soient leur impact et leur importance,
ces groupes et organisations, sont condamnés à la marginalisation et au
déclin s’ils restent divisés et isolés.
Chacun de leur côté, ils sont en effet incapables de constituer une
force politique capable de peser réellement sur le cours des luttes. Or
si les militants communistes révolutionnaires ne peuvent pas montrer
concrètement que leur ligne est juste en élaborant un programme
politique et pratique précis, adapté à la situation actuelle en France
et au niveau international et que leur programme se vérifie dans des
actions de masses, ils ne parviendront pas à gagner la confiance des
travailleurs. Ces groupes et organisations stagneront, s’affaibliront,
se diviseront et finiront par disparaître à la satisfaction des
bourgeois, des réformistes et des trotskistes. Cette perspective
désastreuse et déjà expérimentée peut et doit être écartée.
Pour y parvenir, voilà ce que nous proposons.
D’abord, combattre et éradiquer l’esprit de groupe ..
Cela commence par la compréhension que le PCF n’est pas devenu
social-démocrate du jour au lendemain et que les adhérents du parti, qui
n’ont pas tous le même âge ni la même histoire ont pris conscience de
sa dégénérescence révisionniste et social-démocrate à des périodes
différentes, à l’occasion d’événements différents, dans des
contextes différents, sur des points de ruptures différents. Il est donc
logique qu’ils soient différents et maintenant pour certains d’entre
eux qu’ils appartiennent à des groupes différents. Etre matérialiste
c’est reconnaître que ces différences (ou contradictions) sont des
réalités incontournables, qu’il est stérile et destructeur d’autoproclamer
la supériorité politique et idéologique de son groupe sur les autres. L’attitude
responsable, constructive, c’est considérer d’ABORD ce que la plupart
des groupes ont en commun : La référence au Marxisme Léninisme.
… et Travailler à l’union
L’affirmation du socialisme et du communisme comme but de l’action
politique de la classe ouvrière, la nécessaire destruction du
capitalisme conséquence de la prise du pouvoir d’état par la classe
ouvrière, la socialisation des grands moyens de production et d’échange
comme base du socialisme.
Le rejet de l’électoralisme, des alliances sans principe avec la social
démocratie, comme modèle d’action poli-tique.
Le développement de la lutte des classes dans une perspective
révolutionnaire, voilà nous semble-t-il des positions que partagent
aujourd’hui tous les communistes quels que soient les groupes auxquels
ils appartiennent .
Nous pensons qu’il y a là une base sérieuse pour unir leurs forces et
élaborer une plate-forme idéologique et poli-tique marxiste léniniste
commune.
Cet objectif, seul capable de donner aux communistes la force nécessaire
pour développer les luttes des travailleurs et leur redonner une
perspective ne supprime pas bien sûr, les contradictions sur d’autres
questions, souvent liées à l’histoire des uns et des autres. Celles-ci
ne doivent pas être occultées, mais elles peuvent être traitées dans
la durée, par l’analyse matérialiste, l’étude et le débat.
Que partout les communistes organisés ou non s’unissent concrètement
dans les luttes de la classe ouvrière et du peuple et avancent dans l’analyse
et la mise en œuvre des conditions politiques et théoriques nécessaires
à construction d’un seul et véritable Parti Communiste.
Camarades communistes
Toute division, qui ne porte pas sur les principes affaiblit la classe
ouvrière. Elle est un cadeau que nous faisons à notre ennemi de classe.
Telle est la base des notre contribution. Nous la mettons en débat en
souhaitant qu’elle fasse avancer l’union des communistes.
Pour l’unité de tous les communistes révolutionnaires de France
Pour l’édification d’un véritable Parti Communiste.
MILITANT COMMUNISTE 1ER MAI 2002
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